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	<title>Monument Mauthausen III</title>
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	<description>Le Troisi&#232;me Monument des Fran&#231;ais d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen met &#224; disposition un r&#233;pertoire immat&#233;riel aussi complet et d&#233;taill&#233; que possible des Fran&#231;ais d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen ou pass&#233;s par Mauthausen.</description>
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		<title>Monument Mauthausen III</title>
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		<title>Les d&#233;port&#233;s livr&#233;s par le gouvernement de Vichy</title>
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		<dc:date>2010-02-02T10:57:02Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Les autorit&#233;s fran&#231;aises n'ont pas attendu la pr&#233;sence des Allemands sur leur sol pour r&#233;primer ceux qu'elles consid&#233;raient comme les ennemis de l'int&#233;rieur, &#224; savoir les communistes. Depuis le d&#233;cret-loi Daladier du 26 septembre 1939 ayant pour origine l'approbation par le Parti communiste du pacte de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'URSS, le Parti et les organisations qui lui &#233;taient affili&#233;es &#233;tait interdit. D&#232;s lors, la police fran&#231;aise allait traquer sans rel&#226;che les distributeurs de tracts (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les autorit&#233;s fran&#231;aises n'ont pas attendu la pr&#233;sence des Allemands sur leur sol pour r&#233;primer ceux qu'elles consid&#233;raient comme les ennemis de l'int&#233;rieur, &#224; savoir les communistes. Depuis le d&#233;cret-loi Daladier du 26 septembre 1939 ayant pour origine l'approbation par le Parti communiste du pacte de non-agression entre l'Allemagne nazie et l'URSS, le Parti et les organisations qui lui &#233;taient affili&#233;es &#233;tait interdit. D&#232;s lors, la police fran&#231;aise allait traquer sans rel&#226;che les distributeurs de tracts et de &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; conduisant, apr&#232;s des mesures successives visant &#224; donner les moyens aux forces r&#233;pressives de faire appliquer le d&#233;cret, &#224; la cr&#233;ation en mars 1940 d'une &#171; brigade sp&#233;ciale anti-communiste &#187; qui multiplia d&#232;s lors les arrestations. Alors que les autorit&#233;s allemandes se r&#233;servent la lutte contre la R&#233;sistance, elles laissent aux forces fran&#231;aises le soin de mener celle contre leur ennemi commun et d'assurer leur surveillance au sein des prisons fran&#231;aises.&lt;br class='autobr' /&gt; Le 9 juillet 1943, l'administration p&#233;nitentiaire avait adress&#233; une circulaire &#224; tous les directeurs de prisons rendant obligatoire, pour les d&#233;tenus reconnus coupables &#171; d'activit&#233; communiste, terroriste ou subversive &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Minist&#232;re de la Justice, BO 1942-1946, Melun, imprimerie administrative, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'envoi d'une note par le pr&#233;fet aux autorit&#233;s allemandes six semaines avant la fin de l'expiration de leur peine afin que celles-ci puissent, le cas &#233;ch&#233;ant, d&#233;cider leur maintien en d&#233;tention. Le 9 septembre, il &#233;tait d&#233;cid&#233; de concentrer les auteurs d'infractions communistes et terroristes dans seize &#171; maisons de concentration &#187; dans le but de renforcer la surveillance de ces d&#233;tenus consid&#233;r&#233;s comme particuli&#232;rement dangereux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le rapport de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral au directeur de l'administration (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour les hommes, Ch&#226;lons-sur-Marne, Eysses et Blois figurent parmi les prisons retenues. Ce dernier centre de d&#233;tention voit arriver le 16 septembre 1943 89 communistes extraits de Poissy, suivis le lendemain par 140 hommes de Fontevrault et le surlendemain par 70 en provenance de Clairvaux. Le 23 octobre arrive un nouveau groupe d'hommes transf&#233;r&#233;s de Fontevrault. Tous ont &#233;t&#233; jug&#233;s et condamn&#233;s par des tribunaux fran&#231;ais : en zone nord, par les sections sp&#233;ciales cr&#233;&#233;es aupr&#232;s des Cour d'Appel par la loi anti-dat&#233;e du 14 ao&#251;t 1941 ou par les tribunaux militaires en zone sud. Les &#233;vasions d'un nombre important de prisonniers politiques dans la deuxi&#232;me moiti&#233; de l'ann&#233;e 1943&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Corinne Jaladieu en d&#233;nombre 200 sur la p&#233;riode de juin &#224; d&#233;cembre 1943. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et notamment celle, retentissante, du g&#233;n&#233;ral de Lattre de Tassigny de la prison de Riom le 3 septembre, conduisent les autorit&#233;s allemandes &#224; remettre en question la capacit&#233; des autorit&#233;s fran&#231;aises &#224; surveiller ces d&#233;tenus consid&#233;r&#233;s comme particuli&#232;rement dangereux et le &lt;i&gt;Milit&#228;rbefehlshaber in Frankreich&lt;/i&gt; &#224; demander, le 5 janvier 1944, la livraison des 420 intern&#233;s de Blois. Apr&#232;s divers &#233;changes entre les autorit&#233;s allemandes, le pr&#233;fet de Blois et le directeur de l'administration p&#233;nitentiaire Andr&#233; Baillet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Il avait succ&#233;d&#233; en f&#233;vrier 1944 &#224; Jean Esquirol, d&#233;missionnaire, &#224; la t&#234;te de (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la &lt;i&gt;Sicherheitspolizei&lt;/i&gt; d'Orl&#233;ans fait parvenir le 16 f&#233;vrier &#224; la prison de Blois l'ordre de transfert indiquant que &#171; le Ministre de l'Int&#233;rieur. Direction de l'Administration P&#233;nitentiaire s'est mis d'accord avec l'Autorit&#233; de la Police de S&#251;ret&#233; et des SD en France par la Circulaire du 19 janvier 1944, que 387 d&#233;tenus de la prison de Blois pour activit&#233; communiste, seront transf&#233;r&#233;s au camp de Compi&#232;gne. Il est demand&#233; que ces d&#233;tenus soient remis &#224; la disposition des Services ext&#233;rieurs le 18 f&#233;vrier 1944. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='AD Loir-et-Cher, 1375 W 61. R&#233;daction du document respect&#233;e.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le jour dit, les hommes embarquent dans dix wagons de marchandises et sont conduits &#224; Compi&#232;gne via Les Aubrais.&lt;br class='autobr' /&gt; Tous ces hommes avaient &#233;t&#233; jug&#233;s et condamn&#233;s par des tribunaux fran&#231;ais. Les sections sp&#233;ciales sont &#224; l'origine de l'essentiel des condamnations, quelques jugements &#233;tant prononc&#233;s en 1940 par les tribunaux militaires tandis que le Tribunal d'Etat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Tribunal d'Etat de Paris &#233;tait comp&#233;tent pour les affaires de la zone Nord, (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;&#233; par la loi du 7 septembre 1941 est lui aussi &#224; l'origine de quelques condamnations. Les peines prononc&#233;es vont de 18 mois &#224; 5 ans de prison, ou de travaux forc&#233;s pour une dur&#233;e comprise entre 5 et 20 ans, seul Paul Collette, qui avait tent&#233; d'assassiner Pierre Laval, ayant &#233;t&#233; condamn&#233; par le Tribunal d'Etat le 1er octobre 1941 &#224; une peine sup&#233;rieure, &#224; savoir la mort, par la suite commu&#233;e en travaux forc&#233;s &#224; perp&#233;tuit&#233;. Les condamnations prononc&#233;es par les tribunaux fran&#231;ais servirent par la suite aux autorit&#233;s allemandes &#224; d&#233;terminer le processus de d&#233;portation mis en &#339;uvre contre ces d&#233;tenus qu'elle n'avait aucune intention de garder sur le sol fran&#231;ais. Tous les condamn&#233;s &#224; des peines de prison ou &#224; moins de 10 ans de travaux forc&#233;s furent d&#233;port&#233;s au sein des grands transports de &lt;i&gt;Schutzhaft&lt;/i&gt;. 272 d'entre eux prirent la direction de Mauthausen le 22 mars 1944, rejoint par 38 autres, essentiellement ceux dont les noms commen&#231;aient par les lettres allant de G &#224; J&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='32 sur 38.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le 8 avril 1944. Quelques autres sont d&#233;port&#233;s plus tardivement pour des raisons diverses, &#224; l'image de Marcel Paul, parti par le &#171; convoi des tatou&#233;s &#187; le 27 avril 1944 &#224; Auschwitz et qui se trouve &#224; l'h&#244;pital d'o&#249; un &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; venu de l'ext&#233;rieur devait le lib&#233;rer au moment du d&#233;part de ses compagnons de Blois. Par la suite, il fut envoy&#233; &#224; Buchenwald o&#249; il prit une part pr&#233;pond&#233;rante &#224; l'organisation clandestine du camp qui aurait sans nul doute eu un tout autre visage sans sa pr&#233;sence de m&#234;me que celle de Mauthausen qui s'en serait trouv&#233;e modifi&#233;e. Pour les plus lourdement condamn&#233;s, recours &#233;tait fait &#224; la proc&#233;dure NN. Consid&#233;r&#233;s comme particuli&#232;rement dangereux, c'est fort logiquement que les condamn&#233;s &#224; plus de 10 ans de travaux forc&#233;s furent class&#233;s par la Gestapo en &lt;i&gt;Schutzhaft&lt;/i&gt; III, et par cons&#233;quent dirig&#233;s sur Mauthausen apr&#232;s un passage au camp de Sarrebruck Neue Bremm. La plupart d'entre eux quitt&#232;rent Compi&#232;gne d&#232;s le 28 f&#233;vrier 1944 et arriv&#232;rent &#224; Sarrebruck le lendemain, avant de franchir les portes de Mauthausen le 26 mars, le lendemain de l'arriv&#233;e de la plupart de leurs camarades. Au total, 59 condamn&#233;s pr&#233;c&#233;demment intern&#233;s &#224; Blois furent d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen comme NN de &lt;i&gt;Schutzhaft&lt;/i&gt; III. Ainsi, bien avant un d&#233;barquement dont la question n'est plus de savoir s'il surviendra, mais quand il sera op&#233;r&#233;, les autorit&#233;s allemandes s'emploient &#224; ne pas laisser derri&#232;re elles des adversaires convaincus du r&#233;gime susceptibles le moment venu de rejoindre les forces de la R&#233;sistance en pleine expansion. Tout en faisant dispara&#238;tre le danger qu'ils repr&#233;sentent, les autorit&#233;s allemandes s'approprient ces d&#233;tenus, lesquels seront d&#232;s lors mis au service de son &#233;conomie de guerre qui n&#233;cessite sans cesse plus de bras pour acc&#233;l&#233;rer la production, mais &#233;galement pour le percement de tunnels visant &#224; la mettre &#224; l'abri.&lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la d&#233;portation de la plupart des intern&#233;s communistes de la prison de Blois, Mauthausen ne re&#231;oit plus de d&#233;tenus transf&#233;r&#233;s en Allemagne par les autorit&#233;s nazies apr&#232;s leur livraison par Vichy puisque c'est maintenant vers Dachau qu'ils sont dirig&#233;s, parmi lesquels des d&#233;tenus de la centrale d'Eysses et de la prison lyonnaise de Saint-Paul.&lt;br class='autobr' /&gt; La centrale d'Eysses, situ&#233;e &#224; Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne avait &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e &#224; l'automne 1943 pour recevoir les d&#233;tenus condamn&#233;s par les sections sp&#233;ciales de zone sud et par le tribunal d'&#233;tat de Lyon pour &#171; men&#233;es communistes, terroristes, anarchistes ou subversives &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='AN F/60/1443, chemise administration p&#233;nitentiaire, rapport du 5 octobre (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le 19 f&#233;vrier 1944, la plupart des 1 200 prisonniers tentait de s'&#233;vader de la centrale au moyens d'appuis ext&#233;rieurs leur ayant fourni un soutien en armes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='On pourra lire : Amicale des anciens d&#233;tenus et patriotes de la centrale (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette &#233;vasion manqu&#233;e eut pour cons&#233;quence l'acc&#233;l&#233;ration de la livraison des d&#233;tenus politiques aux autorit&#233;s allemandes, officialis&#233;e par Andr&#233; Baillet le 31 mars 1944. La livraison des politiques de Blois, ant&#233;rieure &#224; la d&#233;cision officielle, n'avait donc fait qu'anticiper une directive que l'on savait imminente. Il faut pourtant attendre le 30 mai suivant pour que les d&#233;tenus de la centrale d'Eysses soient livr&#233;s aux Allemands. Ils arrivent &#224; Compi&#232;gne le 2 juin et sont d&#233;port&#233;s &#224; Dachau le 18 juin o&#249; ils sont immatricul&#233;s trois jours plus tard dans les num&#233;ros 72 000-74 000. Un mois apr&#232;s Eysses, 722 d&#233;tenus de la prison Saint-Paul de Lyon sont &#233;galement livr&#233;s le 29 juin aux Allemands qui les d&#233;portent &#224; cette date &#224; Dachau o&#249; ils arrivent le 2 juillet et sont immatricul&#233;s dans les 75 000 et 76 000&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'article de Delphine KAZANDJIAN, &#171; Des d&#233;tenus livr&#233;s par le r&#233;gime de (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Comme les d&#233;tenus de Blois, la plupart des prisonniers de la centrale d'Eysses ont fait l'objet d'un jugement de la part des tribunaux fran&#231;ais, les plus souvent de zone sud conform&#233;ment &#224; la vocation de la centrale, les Sections sp&#233;ciales de Lyon et de Limoges &#233;tant les plus repr&#233;sent&#233;es. Les jugements sont globalement plus tardifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; partir du printemps 1943 et jusqu'&#224; l'&#233;t&#233; 1944 alors que les hommes de Blois (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et au d&#233;cret-loi du 26 septembre 1939 s'ajoute maintenant le recours possible et fr&#233;quent &#224; la loi du 5 juin 1943 pr&#233;voyant que soient d&#233;f&#233;r&#233;s devant les sections sp&#233;ciales &#171; les auteurs de toutes infractions p&#233;nales quelles qu'elles soient, si elles sont commises pour favoriser le terrorisme, le communisme, l'anarchie ou la subversion sociale ou nationale ou pour provoquer ou soulever un &#233;tat de r&#233;bellion contre l'ordre social l&#233;galement &#233;tabli &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='appendix' title='Article 1er de la loi du 5 juin 1943.' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quant aux d&#233;tenus de Saint-Paul, par la suite transf&#233;r&#233;s &#224; Mauthausen, ils n'ont fait l'objet d'aucun jugement.&lt;br class='autobr' /&gt; On l'a dit, Mauthausen n'est qu'indirectement concern&#233; par la d&#233;portation de ces d&#233;tenus et leur pr&#233;sence en Autriche r&#233;sulte du transfert progressif de d&#233;tenus de Dachau qui n'arrive plus &#224; absorber le flot des convois emmenant dans la pr&#233;cipitation tout ce que l'Allemagne peut compter d'ennemis tomb&#233;s entre ses mains. Seuls 67 et 71 Fran&#231;ais issus d'Eysses et de Saint-Paul arrivent &#224; Mauthausen le 18 ao&#251;t 1944 dans le premier des deux transports importants arriv&#233; en Autriche depuis Dachau &#224; la fin de l'&#233;t&#233;, sans que les motifs de leurs arrestations, pas plus que les conditions de leur d&#233;portation aient jou&#233; un quelconque r&#244;le. A Mauthausen, ils sont immatricul&#233;s dans la s&#233;rie des 89000-90000. Par la suite, quelques dizaines d'autres arrivent en Autriche, essentiellement depuis le camp d'Auschwitz, o&#249; ils sont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s les 2 et 24 novembre 1944 dans d'importants transferts de d&#233;tenus de Dachau vers la Pologne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD Da 6/4, Transportliste du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, Transportliste (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignages : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BRETON Louis, &lt;i&gt;Mes bagnes de la Loire au Danube : Orl&#233;ans, Fontevraud, Blois, Mauthausen&lt;/i&gt;, auto&#233;dit&#233;, 1986, 234 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COLLETTE Paul, &lt;i&gt;J'ai tir&#233; sur Laval&lt;/i&gt;, Caen, Ozanne, 1946, 248 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONTANT Emile, &lt;i&gt;R&#233;sistance et d&#233;portation&lt;/i&gt;, Beaucouz&#233; : Amis de la FMD (Maine-et-Loire), 2004, 118 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DAIX Pierre, &lt;i&gt;J'ai cru au matin&lt;/i&gt;, Paris, Robert Laffont, 1976, 470 p. + 8 pages de planches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DAIX Pierre, &lt;i&gt;Br&#233;viaire pour Mauthausen&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, coll. &#171; T&#233;moins &#187;, 2005, 145 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DAIX Pierre, &lt;i&gt;Denis de m&#233;moire&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, coll. T&#233;moins, 2008, 156 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Minist&#232;re de la Justice, BO 1942-1946, Melun, imprimerie administrative, 1946, pp. 40-41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le rapport de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral au directeur de l'administration p&#233;nitentiaire du 1er octobre 1943, AN F/60/1443, chemise &#171; administration p&#233;nitentiaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Corinne Jaladieu en d&#233;nombre 200 sur la p&#233;riode de juin &#224; d&#233;cembre 1943. Corinne JALADIEU, &lt;i&gt;La prison politique sous Vichy. L'exemple des centrales d'Eysses et de Rennes&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, 2007, p. 256&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il avait succ&#233;d&#233; en f&#233;vrier 1944 &#224; Jean Esquirol, d&#233;missionnaire, &#224; la t&#234;te de l'administration centrale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AD Loir-et-Cher, 1375 W 61. R&#233;daction du document respect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Tribunal d'Etat de Paris &#233;tait comp&#233;tent pour les affaires de la zone Nord, le Tribunal d'Etat de Lyon ayant comp&#233;tence pour la zone sud.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;32 sur 38.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AN F/60/1443, chemise administration p&#233;nitentiaire, rapport du 5 octobre 1943 de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral au directeur de l'administration p&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On pourra lire : &lt;i&gt;Amicale des anciens d&#233;tenus et patriotes de la centrale d'Eysses, L'insurrection d'Eysses, 19-23 f&#233;vrier 1944. Une prison dans la r&#233;sistance&lt;/i&gt;, Paris, Editions sociales, 1974, 252 p. ou L'amicale des anciens d'Eysses, Eysses contre Vichy, 1940-&#8230;, Paris, Tir&#233;sias, 1962, 220 p. parmi les nombreuses publications consacr&#233;es &#224; cette centrale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'article de Delphine KAZANDJIAN, &#171; Des d&#233;tenus livr&#233;s par le r&#233;gime de Vichy. L'exemple de la prison Saint-Paul de Lyon, le 29 juin 1944 &#187;, in &lt;i&gt;Le Patriote R&#233;sistant&lt;/i&gt;, juillet-ao&#251;t 2008, pp. 6-7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; partir du printemps 1943 et jusqu'&#224; l'&#233;t&#233; 1944 alors que les hommes de Blois avaient essentiellement &#233;t&#233; jug&#233;s entre 1940 et les premiers mois de 1943, les ann&#233;es 1941 et 1942 &#233;tant largement surrepr&#233;sent&#233;es. Article 1er de la loi du 5 juin 1943.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article 1er de la loi du 5 juin 1943.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD Da 6/4, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 24 novembre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les personnes arr&#234;t&#233;es dans le Reich</title>
		<link>https://monument-mauthausen.org/Les-personnes-arretees-dans-le.html</link>
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		<dc:date>2010-02-02T10:57:00Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Descriptif rapide&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La totalit&#233; des Fran&#231;ais intern&#233;s &#224; Mauthausen n'a pas &#233;t&#233; d&#233;port&#233;e depuis la France au sein des convois de d&#233;portation vers les camps et les prisons du Reich. Au moins 662&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les cas de vingt-huit autres Fran&#231;ais n'ont pu &#234;tre tranch&#233;s avec (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont &#233;t&#233; dirig&#233;s sur l'un des camps du complexe autrichien apr&#232;s avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en Allemagne ou dans des territoires sous sa domination, o&#249; la plupart d'entre eux se trouvaient en tant que travailleurs. Les dates de leurs d&#233;parts en Allemagne s'&#233;chelonnent sur toute la dur&#233;e de la guerre, quelques-uns partant d&#232;s le mois de novembre 1940, mois de promulgation d'un d&#233;cret autorisant l'ouverture de bureaux de placement allemands pour le recrutement de travailleurs dans les territoires occup&#233;s. Jusqu'&#224; l'automne 1942, les d&#233;parts sont sporadiques et concernent des affectations au b&#233;n&#233;fice d'entreprises allemandes d'hommes ayant volontairement sign&#233; un contrat de travail. Encore nombreux &#224; l'automne, les travailleurs volontaires sont alors rejoints par des travailleurs forc&#233;s tombant sous le coup de la loi du 4 septembre 1942 sur l' &#171; utilisation et l'orientation de la main-d'&#339;uvre. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='JO du 13 septembre 1942, p. 3122, loi n&#176; 869. Elle pr&#233;voyait que les Fran&#231;ais (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En 1943, les mois de mars et de juin concentrent l'essentiel des d&#233;parts, par suite notamment de la loi du 16 f&#233;vrier 1943 instaurant le Service du Travail Obligatoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Sont concern&#233;s les hommes des classes n&#233;s entre 1920 et 1922.' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Derri&#232;re les travailleurs, partis de France volontairement ou sous la contrainte, qui repr&#233;sentent pr&#232;s des deux tiers du groupe, se trouvent au moins 127 hommes faits prisonniers par les Allemands au cours de la campagne de mai-juin 1940. Apr&#232;s un internement en Stalag, certains prisonniers de guerre ont, &#224; partir d'avril 1943, &#233;t&#233; &#171; transform&#233;s &#187; en travailleurs libres et ont pu ainsi b&#233;n&#233;ficier d'avantages aff&#233;rents &#224; ce nouveau statut, leur permettant notamment de se d&#233;placer plus librement et de percevoir un salaire, m&#234;me si ce choix leur &#244;tait la protection de la convention de Gen&#232;ve. Largement majoritaires, les diff&#233;rentes cat&#233;gories de travailleurs n'englobent pas la totalit&#233; des Fran&#231;ais intern&#233;s &#224; Mauthausen suite &#224; une arrestation en Allemagne : on trouve ainsi notamment trois engag&#233;s volontaires dans la L&#233;gion des Volontaires Fran&#231;ais ainsi que quelques Alsaciens-Lorrains soumis au RAD&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Reichsarbeitsdienst (RAD) est introduit en Alsace-Moselle annex&#233;e au (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou incorpor&#233;s de force dans la Wehrmacht.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Si les cadres des d&#233;parts en Allemagne de ces Fran&#231;ais sont bien connus, il n'en est pas de m&#234;me sur les motifs et conditions de leurs arrestations qui ont &#233;t&#233; majoritairement op&#233;r&#233;es en Allemagne et en Autriche annex&#233;e. La dispersion des hommes, et du m&#234;me coup des archives, l'&#233;loignement g&#233;ographique des familles et des r&#233;seaux de sociabilit&#233; rendent difficile, surtout pour les d&#233;tenus d&#233;c&#233;d&#233;s, la reconstitution des affaires et des faits ayant conduit les autorit&#233;s r&#233;pressives &#224; proc&#233;der &#224; des arrestations. La consultation d'archives fiables&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Notamment les H&#228;ftlings-Personal-Karte des hommes pass&#233;s par Sachsenhausen (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui n'a pas &#233;t&#233; possible dans tous les cas, permet toutefois de hi&#233;rarchiser les motifs d'interpellation. Arrivent en t&#234;te les infractions &#224; la r&#233;glementation du travail ou l'attitude dans le cadre de celui-ci. Elles refl&#232;tent la diversit&#233; des formes d'opposition &#224; la participation &#224; l'effort de guerre du Reich allant du ralentissement de la production au sabotage de celle-ci m&#234;me si dans certains cas l'on se trouve en face de conflits ou d'infractions qui ne s'inscrivent pas dans un objectif de nuire &#224; l'&#233;conomie allemande. Viennent ensuite les motifs de droit commun : vols, trafics de cartes d'alimentation ou march&#233; noir. A c&#244;t&#233; de ces actes qui sont le plus souvent le fait de d&#233;tenus isol&#233;s, l'on retrouve de v&#233;ritables affaires de d&#233;mant&#232;lement de groupes qui s'&#233;taient notamment rendus coupables d'&#233;coute de la radio alli&#233;e, &#224; l'image des arrestations, entre septembre et d&#233;cembre 1944, de Fran&#231;ais travaillant &#224; l'usine de caoutchouc synth&#233;tique &lt;i&gt;Buna&lt;/i&gt; &#224; Schkopau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Connue sous le nom d' &#171; affaire Frossard &#187;, du nom de son principal (...)' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ou d'autres op&#233;r&#233;es pour les m&#234;mes raisons &#224; l'usine de montage d'avions &lt;i&gt;Focke-Wulff&lt;/i&gt; de Cottbus &#224; la fin janvier 1945. Dans d'autres cas, c'est la fourniture aux Alli&#233;s de renseignements sur les usines, les mouvements de troupes et les bombardements qui est invoqu&#233;e par les rescap&#233;s, &#224; l'image des seize travailleurs requis pour le compte des usines &lt;i&gt;Schoeller Bleckmann&lt;/i&gt; &#224; Ternitz, dont au moins la moiti&#233; &#233;tait membre de la JOFTA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Jeunesse ouvri&#232;re fran&#231;aise travaillant en Allemagne.' id='nh2-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s entre la mi-f&#233;vrier et le 2 mars 1945 avant d'&#234;tre dirig&#233;s sur la prison de Wiener Neustadt, l'AEL&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Arbeitserziehungslager (AEL) : camps de r&#233;&#233;ducation par le travail. Ces (...)' id='nh2-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Maria Lanzendorf, &#233;vacu&#233;s &#224; pied vers Mauthausen o&#249; ils arrivent le 16 avril 1945. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il est difficile de conna&#238;tre la nature exacte des actions de ces groupes de m&#234;me que leur impact, les survivants indiquant parfois &#224; demi mots et &#224; regret avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s avant la mise en pratique des buts arr&#234;t&#233;s par leur organisation. La constitution de ces groupes a toutefois permis de d&#233;velopper la solidarit&#233; au sein des usines et entreprises allemandes, et d'apporter un soutien moral aux hommes &#233;loign&#233;s pour de longs mois de leur famille, &#224; l'image de l'assistance spirituelle offerte &#224; leurs compatriotes par les membres de l'Action Catholique, dont Marcel Callo est le repr&#233;sentant le plus connu. Le 3 d&#233;cembre 1943, une note sign&#233;e de Kaltenbrunner, chef du RSHA, indiquait que &#171; le secours spirituel des travailleurs civils fran&#231;ais, belges, hollandais&#8230; par des pr&#234;tres de leurs pays est et reste interdit et doit &#234;tre jugul&#233; par tous les moyens. &#187; En raison de la poursuite de leur action, les jocistes seront victimes de vagues d'arrestations au printemps et &#224; l'&#233;t&#233; 1944, Marcel Callo &#233;tant arr&#234;t&#233; le 17 avril &#224; Zella-Mehlis en Thuringe tout comme Jean Tinturier le surlendemain &#224; Schmalkaden. Tous deux arrivent &#224; Mauthausen le 25 octobre 1944 en provenance de Flossenb&#252;rg en compagnie d'au moins vingt autres compatriotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'amplitude chronologique des internements &#224; Mauthausen des Fran&#231;ais arr&#234;t&#233;s hors du territoire national est particuli&#232;rement importante : ils sont, si l'on excepte le cas de quelques dizaines de prisonniers de guerre fran&#231;ais intern&#233;s, mais &#233;galement les derniers &#224; entrer dans le complexe concentrationnaire autrichien. Ainsi, le premier Fran&#231;ais re&#231;oit le matricule 3105 en ao&#251;t 1941, les trois derniers Fran&#231;ais, extraits des prisons de Dresde et de Reichenberg, &#233;tant immatricul&#233;s le 19 avril 1945. D'autre part, une dizaine au moins sont achemin&#233;s directement &#224; Ebensee au cours des derniers jours de la guerre et ne sont pas immatricul&#233;s. Pour pr&#232;s de la moiti&#233; de ces Fran&#231;ais, Mauthausen ne constitue pas la premi&#232;re exp&#233;rience concentrationnaire et bon nombre sont arriv&#233;s en Autriche au sein des transferts de Dachau des 18 ao&#251;t et 16 septembre 1944, d'Auschwitz en janvier 1945, de Sachsenhausen et de Gross Rosen en f&#233;vrier de la m&#234;me ann&#233;e. Les d&#233;tenus n'ayant connu que le syst&#232;me carc&#233;ral sont essentiellement extraits des prisons proches du camp, notamment Vienne (31 %) et Linz (13 %). Ainsi, concernant les Fran&#231;ais, le r&#244;le d'AEL local de Mauthausen a &#233;t&#233; particuli&#232;rement limit&#233;, les arriv&#233;es au camp, faibles jusqu'&#224; la fin de l'&#233;t&#233; 1944, mais &#233;galement au cours des deux derniers mois de cette m&#234;me ann&#233;e, se situant tr&#232;s largement dans le cadre de l'&#233;vacuation des camps et des prisons &#224; mesure de l'avanc&#233;e des arm&#233;es alli&#233;es o&#249; les sp&#233;cificit&#233;s de leurs arrestations ne jouent le plus souvent aucun r&#244;le. Cette absence de distinction les conduit &#224; subir un sort identique aux d&#233;port&#233;s depuis la France et ils sont affect&#233;s dans les diff&#233;rents Kommandos de Mauthausen en m&#234;me temps que les autres d&#233;tenus avec lesquels ils sont entr&#233;s dans le camp autrichien. Reste toutefois un cas particulier, celui des prisonniers de guerre officiers ou sous-officiers &#233;vad&#233;s et repris. Le 4 mars 1944, Kaltenbrunner signait un d&#233;cret pr&#233;voyant qu'ils devaient &#234;tre remis au chef de la police de S&#251;ret&#233; pour &#234;tre conduits &#224; Mauthausen dans le plus grand secret pour y &#234;tre ex&#233;cut&#233;s. S'il s'agit essentiellement de prisonniers de guerre sovi&#233;tiques, nous avons trouv&#233; la trace, gr&#226;ce au registre des ex&#233;cutions, de neuf Fran&#231;ais dont cinq au moins sont explicitement mentionn&#233;s comme ayant &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s dans le cadre du d&#233;cret &#171; &lt;i&gt;Kugel&lt;/i&gt; &#187; (balle). De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la mortalit&#233; de ces Fran&#231;ais a &#233;t&#233; particuli&#232;rement importante puisque plus de 53 % n'ont pas revu la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biographies :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BAREL Beno&#238;t, &lt;i&gt;Marcel Callo, 1921-1945 : scout, jociste, ouvrier, martyr&lt;/i&gt;, Paris, Ed. de l'Agneau, 1987, 31 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BAY Francine, &lt;i&gt;Beaucoup trop catholique : le bienheureux Marcel Callo&lt;/i&gt;, Paris, P. T&#233;qui, 2004, 141 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BESCHET Paul, FIEVET Michel, MONTARON Georges, &lt;i&gt;Martyrs du nazisme : Marcel Callo&#8230; et les autres&lt;/i&gt;, Paris, Ed. ouvri&#232;res du T&#233;moignage chr&#233;tien, 1987, 73 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DHOMBRE Pierre, &lt;i&gt;Marcel Callo et la JOC-JOCF&lt;/i&gt;, Paris, Ed. Fleurus, coll. &#171; Les Grandes heures des chr&#233;tiens &#187;, 1990, 47 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FAVRAIS Robert, &lt;i&gt;La JOC nous a donn&#233; : Marcel Callo, jeune ouvrier martyr de la foi&lt;/i&gt;, Rennes, Imprimatur, 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FAVRAIS Robert, ROYER Eug&#232;ne, &lt;i&gt;Marcel Callo, jociste et martyr&lt;/i&gt;, Coutances, Iffendic, 1987, 32 p., suppl&#233;ment &#224; &#171; Actualit&#233;s de notre temps &#187;, ao&#251;t-septembre 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FERNESSOLE Pierre, &lt;i&gt;Jean Batiffol, pr&#234;tre du dioc&#232;se de Paris mort au camp de d&#233;portation de Mauthausen le 7 mai 1945&lt;/i&gt;, Paris, Ed. Alsatia, 1951, 191 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GOUYON Paul (cardinal), &lt;i&gt;Marcel Callo, t&#233;moin d'une g&#233;n&#233;ration, 1921-1945&lt;/i&gt;, Paris, Ed. S.O.S., 1981, 171 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JEGO J.B. (R&#233;v&#233;rend P&#232;re), &lt;i&gt;Un exemple, Marcel Callo, 1921-1945. Jociste mort au bagne de Mauthausen&lt;/i&gt;, Rennes, H. Riou-Reuz&#233; &#233;diteur, 1947, 253 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JEGO J.B. (R&#233;v&#233;rend P&#232;re), &lt;i&gt;L'enfer de Gusen, chapitre compl&#233;mentaire &#224; la vie de Marcel Callo&lt;/i&gt;, Rennes, H. Riou-Reuz&#233; &#233;diteur, 1948, 26 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE BOURSICAUD Henri, &lt;i&gt;Marcel Callo : aventurier de l'esp&#233;rance&lt;/i&gt;, Charenton-le-Pont, H. Le Boursicaud, Paris, diffusion P&#232;res redemptoristes, 1992, 205 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LEMONON Michel, &lt;i&gt;Jean Perriolat, t&#233;moin du Christ en STO, d&#233;port&#233; et mort &#224; Mauthausen&lt;/i&gt;, Romans, Imp. Deval, 1989, 95 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOLETTE Charles, &lt;i&gt;Jean Tinturier : (Vierzon, 20 f&#233;vrier 1921 - Mauthausen, 16 mars 1945) : s&#233;minariste, l'un des Cinquante&lt;/i&gt;, Paris, Guibert, 2008, 234 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les cas de vingt-huit autres Fran&#231;ais n'ont pu &#234;tre tranch&#233;s avec certitude.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;JO du 13 septembre 1942, p. 3122, loi n&#176; 869. Elle pr&#233;voyait que les Fran&#231;ais &#226;g&#233;s de plus de 18 ans et de moins de 50 (et les Fran&#231;aises c&#233;libataires de plus de 21 et de moins de 35 ans) pouvaient &#234;tre &#171; assujettis &#224; effectuer tous travaux que le Gouvernement jugera utiles dans l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la Nation. &#187; Une modification du 26 ao&#251;t 1943 vient inclure ces limites d'&#226;ges dans le champ des personnes concern&#233;es par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sont concern&#233;s les hommes des classes n&#233;s entre 1920 et 1922.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le &lt;i&gt;Reichsarbeitsdienst&lt;/i&gt; (RAD) est introduit en Alsace-Moselle annex&#233;e au printemps 1941. Il s'agit officiellement d'un service de travail qui s'av&#232;re dans les faits &#234;tre une formation militaire pour les jeunes issus de ces territoires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notamment les &lt;i&gt;H&#228;ftlings-Personal-Karte&lt;/i&gt; des hommes pass&#233;s par Sachsenhausen qui indiquent le motif de l'incarc&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Connue sous le nom d' &#171; affaire Frossard &#187;, du nom de son principal responsable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-7' class='spip_note' title='Notes 2-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jeunesse ouvri&#232;re fran&#231;aise travaillant en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-8' class='spip_note' title='Notes 2-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Arbeitserziehungslager&lt;/i&gt; (AEL) : camps de r&#233;&#233;ducation par le travail. Ces camps, cr&#233;&#233;s en 1939 et administr&#233;s par la Gestapo, avaient pour fonction de &#171; r&#233;&#233;duquer &#187; les travailleurs &#233;trangers contrevenant &#224; la r&#233;glementation sur le travail. S'il s'agit de centres de d&#233;tention sp&#233;cifique, o&#249; les hommes ne restaient que quelques semaines avant de regagner leur lieu de travail, certains camps de concentration ont pu jouer un r&#244;le identique. On pourra lire Gabriele Lofti, &lt;i&gt;KZ der Gestapo : Arbeitserziehungslager im Dritten Reich&lt;/i&gt;, Stuttgart, Deutsche Verlags-Anstalt, 2000, 451 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;ps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les d&#233;port&#233;s de l'op&#233;ration Meerschaum</title>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s de rapides victoires &#224; l'est comme &#224; l'ouest au d&#233;but de la guerre, la situation se complique pour l'Allemagne nazie &#224; partir de 1942, en Afrique du Nord et, plus encore, en Union sovi&#233;tique, notamment apr&#232;s sa d&#233;faite &#224; Stalingrad. Le Reich s'enlise alors dans un conflit qu'il doit mener en inf&#233;riorit&#233; num&#233;rique et &#233;conomique, avec des besoins en armement de plus en plus importants, alors que les forces productives du pays sont mobilis&#233;es sur les diff&#233;rents fronts. Ces besoins &#233;conomiques entra&#238;nent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s de rapides victoires &#224; l'est comme &#224; l'ouest au d&#233;but de la guerre, la situation se complique pour l'Allemagne nazie &#224; partir de 1942, en Afrique du Nord et, plus encore, en Union sovi&#233;tique, notamment apr&#232;s sa d&#233;faite &#224; Stalingrad. Le Reich s'enlise alors dans un conflit qu'il doit mener en inf&#233;riorit&#233; num&#233;rique et &#233;conomique, avec des besoins en armement de plus en plus importants, alors que les forces productives du pays sont mobilis&#233;es sur les diff&#233;rents fronts. Ces besoins &#233;conomiques entra&#238;nent l'&#233;mergence d'une nouvelle vision des camps de concentration qui est celle d'Oswald Pohl, chef du WVHA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Wirtschafts-Verwaltungshauptamt : Office central d'administration &#233;conomique (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui &#233;crit &#224; Himmler le 30 avril 1942 que &#171; la guerre a amen&#233; un net changement de la structure des KL, et a radicalement modifi&#233; leurs t&#226;ches quant &#224; l'emploi des intern&#233;s. Leur internement seulement pour des raisons de s&#233;curit&#233;, d'&#233;ducation ou de pr&#233;vention n'est plus au premier plan. Le centre de gravit&#233; s'est d&#233;plac&#233; vers l'&#233;conomie. La mobilisation de toutes les capacit&#233;s de travail des intern&#233;s, d'abord pour les besoins de guerre &#8211; accroissement de l'armement &#8211; [&#8230;] se place de plus en plus au premier plan. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='R-129, Lettre du 30 avril 1942 de Pohl &#224; Himmler, Proc&#232;s des grands criminels (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le 14 d&#233;cembre 1942, Himmler promulgue un d&#233;cret visant &#224; l'envoi en KL de &#171; 35000 hommes aptes au travail &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='PS-1063 d, ordre de M&#252;ller, chef de la Gestapo, Proc&#232;s des grands criminels (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Relay&#233;e trois jours plus tard par M&#252;ller aux services r&#233;gionaux de la Gestapo, cette op&#233;ration de &#171; recrutement &#187; de main d'&#339;uvre en Europe de l'ouest constitue l'&#171; &lt;i&gt;Aktion Meerschaum&lt;/i&gt; &#187; (&#171; &#233;cume de mer &#187;). L'&#233;ch&#233;ance, fix&#233;e dans un premier temps au 30 janvier 1943, est finalement repouss&#233;e &#224; la fin juin. Pour la France, six transports sont organis&#233;s : vers Sachsenhausen le 24 janvier, le 28 avril et le 8 mai 1943, un vers Buchenwald &#224; la fin juin et deux partis de Compi&#232;gne &#224; destination de Mauthausen les 16 et 20 avril 1943. Le premier de ces deux transports comprenait au moins 994 hommes parmi lesquels 927 Fran&#231;ais dont seulement 924 ont &#233;t&#233; immatricul&#233;s deux jours apr&#232;s leur d&#233;part &#224; Mauthausen, Hugues Hazard, Raymond Michaudeau et Jacques Richard s'&#233;tant &#233;vad&#233;s au cours du transfert en wagons &#224; bestiaux. Pour le second transport, nous avons retrouv&#233; la trace de 997 hommes dont 933 &#233;taient de nationalit&#233; fran&#231;aise. Parmi eux, dix n'ont pas franchi les portes du camp central deux jours apr&#232;s leur d&#233;part de France, ayant eux aussi r&#233;ussi &#224; s'&#233;vader alors que le convoi se trouvait encore sur le sol fran&#231;ais. A la diff&#233;rence de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, ils seront rapidement repris par les Allemands, intern&#233;s dans plusieurs prisons parmi lesquelles Metz, Bruchsal ou Saarbr&#252;cken, et arrivent &#224; Mauthausen le 22 mai pour sept d'entre eux, le 19 juin pour deux Fran&#231;ais et un Belge immatricul&#233;s en compagnie de sept autres Fran&#231;ais &#233;vad&#233;s du transport &lt;i&gt;Meerschaum&lt;/i&gt; parti le 28 avril en direction de Sachsenhausen. A Mauthausen, les hommes du premier transport re&#231;oivent des matricules entre les num&#233;ros 26173 et 27163, les seconds entre les num&#233;ros 27 732 et 28 718. Quant aux &#233;vad&#233;s arriv&#233;s plus tard, la s&#233;rie des 29 900 pour les entrants de mai, et celle des 31 800 pour ceux de juin, sont concern&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; Ces quelque 2000 Fran&#231;ais ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s le plus souvent peu de temps avant leur d&#233;portation pour des motifs tr&#232;s divers o&#249; la conjoncture joue parfois un r&#244;le essentiel comme c'est le cas pour le quart d'entre eux, qui ont &#233;t&#233; fait prisonniers lors de rafles parfois organis&#233;es dans le seul but de mettre la main sur des hommes aptes &#224; travailler pour le Reich. C'est ainsi que d'importantes op&#233;rations sont organis&#233;es les 2 et 5 mars 1943 &#224; Nancy ou bien encore le 1er mars &#224; Villeurbanne dans la banlieue lyonnaise. Entre le 15 f&#233;vrier et le 3 avril, ce sont 447 hommes au moins qui sont interpell&#233;s dans le cadre de ces op&#233;rations men&#233;es par les autorit&#233;s allemandes. Outre des hommes jeunes, elles visent tout particuli&#232;rement les improductifs ou jug&#233;s comme tels, sur la base de rapport des renseignements g&#233;n&#233;raux ou en raison de leur pr&#233;sence dans des &#171; lieux de plaisir &#187; tels que les caf&#233;s, bars ou champs de courses &#224; des heures o&#249; les autorit&#233;s estiment qu'ils auraient d&#251; se trouver au travail. Enfin, les Allemands m&#232;nent une v&#233;ritable &#171; chasse aux suspects &#187;, anciens communistes ou syndicalistes ou plus vaguement soup&#231;onn&#233;s de sentiments antiallemands et consid&#233;r&#233;s comme &#171; douteux &#187;. L&#224; encore, le fichage de la police fran&#231;aise, mais &#233;galement des d&#233;nonciations parfois tr&#232;s vagues, furent largement utilis&#233;s. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, les autorit&#233;s allemandes prennent sous leur contr&#244;le plusieurs dizaines de d&#233;tenus condamn&#233;s, essentiellement pour activit&#233; communiste par des tribunaux fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt; Les protestations contre les lois sur le travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; la loi du 4 septembre 1942 sur&#171; l'utilisation et l'orientation de la main (...)' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et les infractions &#224; ces derni&#232;res constituent le motif d'arrestation de plus de 250 Fran&#231;ais. Aux c&#244;t&#233;s des &#171; d&#233;faillants &#187; (46 %) qui n'avaient pas rejoint l'Allemagne et des travailleurs ayant abandonn&#233; leur emploi au service du Reich (11 %), se trouvent plusieurs dizaines d'hommes ayant tent&#233; de toucher &#224; plusieurs reprises la &#171; prime d'&#233;quipement &#187; de 1000 francs, vers&#233;e lors de la signature d'un contrat de travail dans un bureau de placement allemand, alors qu'il &#233;tait formellement interdit de contracter un nouvel engagement tant que le pr&#233;c&#233;dent n'&#233;tait pas arriv&#233; &#224; son terme. Outre ces contrevenants, dont la d&#233;marche est le plus souvent solitaire, une centaine de Fran&#231;ais ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s pour avoir manifest&#233; dans le cadre de ces r&#233;quisitions de main-d'&#339;uvre, &#224; Pithiviers, dans la Meuse &#224; Ligny-en-Barrois ou au Lude dans la Sarthe, en allant d&#233;poser des gerbes aux monuments aux morts en chantant la Marseillaise les jours de conseils de r&#233;vision. C'est au sein m&#234;me de transports de travailleurs que d'autres manifestent bruyamment &#224; l'occasion de leur d&#233;part : dix-huit Fran&#231;ais parmi les 24 arr&#234;t&#233;s en gare de l'Est le 8 mars 1943 &#224; la suite d' &#171; incidents &#187; en gare de Poitiers sont d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen par les transports d'avril en compagnie de 34 autres ayant entonn&#233; des chants patriotiques et appos&#233; des inscriptions sur les wagons, &#233;galement arr&#234;t&#233;s &#224; Paris dans les m&#234;mes conditions quatre jours plus tard.&lt;br class='autobr' /&gt; Aux c&#244;t&#233;s de ces hommes pour lesquels le contexte du premier trimestre de l'ann&#233;e 1943 a jou&#233; un r&#244;le crucial dans leurs arrestations se trouvent des membres d'organisations de r&#233;sistance qui repr&#233;sentent un dixi&#232;me des deux convois. Il s'agit, &#224; de notables exceptions pr&#232;s, de membres des &#233;chelons inf&#233;rieurs des groupements ou de r&#233;sistants impliqu&#233;s dans des affaires ne n&#233;cessitant que peu d'investigations, &#224; l'inverse des hommes qui seront d&#233;port&#233;s sous le sigle Nuit et Brouillard &#224; partir de l'&#233;t&#233;. A leurs c&#244;t&#233;s se trouvent plus d'une centaine d'hommes arr&#234;t&#233;s pour activit&#233; communiste. Cette pr&#233;sence relativement faible s'explique par leur faible pr&#233;sence au sein des prisons fran&#231;aises qui ont &#233;t&#233; vid&#233;es de cette cat&#233;gorie de d&#233;tenus par les fusillades d'otages et les premiers convois de d&#233;portation de l'ann&#233;e 1943. Alors que les communistes des trois petits transports d'ex-otages extraits des prisons de Fresnes et du fort de Romainville et dirig&#233;s &#224; la m&#234;me p&#233;riode &#224; Mauthausen via Tr&#234;ves et des transports de NN achemin&#233;s en Autriche apr&#232;s une p&#233;riode de transit &#224; Sarrebruck Neue Bremm &#233;taient majoritairement membres de la branche arm&#233;e, nous sommes ici en pr&#233;sence de militants politiques. Notons enfin la pr&#233;sence plus forte qu'&#224; l'accoutum&#233;e de Fran&#231;ais arr&#234;t&#233;s pour passage ou assistance au passage d'une fronti&#232;re, mais &#233;galement de d&#233;tenus arr&#234;t&#233;s pour un motif de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Arriv&#233;s &#224; Mauthausen, les d&#233;port&#233;s fran&#231;ais issus de ces deux premiers grands transports organis&#233;s en France pour l'Autriche restent au camp central pour une dur&#233;e relativement longue souvent sup&#233;rieure &#224; un mois, &#224; l'exception de quelques dizaines de d&#233;tenus transf&#233;r&#233;s &#224; Gusen les 6 et 10 mai 1943, essentiellement issus du premier convoi. Ils y re&#231;oivent un nouveau matricule, Gusen &#233;tant dot&#233; de sa propre s&#233;rie matriculaire qui ne sera rattach&#233;e &#224; celle du camp central que le 23 janvier 1944. Un regard sur le d&#233;veloppement spatial du complexe concentrationnaire de Mauthausen fournit une explication &#224; cette dur&#233;e plus longue qu'&#224; l'ordinaire. Essentiellement vou&#233;s &#224; la production d'armement et &#224; l'enfouissement de celle-ci, l'arriv&#233;e des d&#233;port&#233;s fran&#231;ais a pr&#233;c&#233;d&#233; la cr&#233;ation des &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; de travail auxquels ils &#233;taient destin&#233;s. La situation change le 2 juin 1943 avec le d&#233;part d'un premier groupe de 330 d&#233;tenus, essentiellement fran&#231;ais &#224; l'exception des postes de l'encadrement, pour le sud de l'Autriche, dans les Karawanken, o&#249; ils fondent le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; du Loibl Pass dont l'objectif est le percement d'un tunnel dans la montagne frontali&#232;re de la Slov&#233;nie. Ils sont rejoints le 15 juillet par un groupe de 250 &lt;i&gt;H&#228;ftlinge&lt;/i&gt; l&#224; encore tr&#232;s majoritairement issus des deux convois du printemps. Le Loibl Pass n'est pas le seul &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Mauthausen &#224; avoir &#233;t&#233; inaugur&#233; par les Fran&#231;ais en 1943. Apr&#232;s quelques arriv&#233;es sporadiques en juin, 280 Fran&#231;ais, dont 254 &#233;taient issus des convois &lt;i&gt;Meerschaum&lt;/i&gt;, sont inclus dans un transfert de 722 d&#233;tenus &#233;taient le 8 ao&#251;t 1943 vers le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de la banlieue viennoise de Wiener Neustadt, site choisi pour la production de fus&#233;es V2 pour le compte de la firme &lt;i&gt;Rax&lt;/i&gt;. Apr&#232;s les bombardements du site par l'aviation alli&#233;e &#224; l'&#233;t&#233; 1943, une partie des hommes est transf&#233;r&#233;e &#224; Redl-Zipf o&#249; ils arrivent les 30 octobre et 13 novembre, dans deux transports de 600 et 200 hommes comprenant respectivement 418 et 149 Fran&#231;ais. Les autres sont envoy&#233;s &#224; Buchenwald le 20 novembre o&#249; ils seront pour la plupart affect&#233;s &#224; Dora trois jours plus tard. Ce ne sont pas les premiers &#224; avoir rejoint ce camp de concentration o&#249; pr&#232;s d'une cinquantaine de Fran&#231;ais avaient &#233;t&#233; dirig&#233;s le 19 mai pr&#233;c&#233;dent. Quelques jours apr&#232;s le d&#233;part de ces Fran&#231;ais &#224; Buchenwald, 101 Fran&#231;ais immatricul&#233;s &#224; Mauthausen dans les 26-28 000, pour beaucoup revenus du Loibl Pass au camp central le 17 novembre, sont envoy&#233;s &#224; Auschwitz le 1er d&#233;cembre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le taux de d&#233;c&#232;s des d&#233;port&#233;s arriv&#233;s au printemps 1943 est relativement faible, notamment en comparaison de celui de leurs compatriotes arriv&#233;s au printemps suivant, et plus encore &#224; partir de septembre 1944. Sur les 1 857 Fran&#231;ais arriv&#233;s en Autriche en avril 1943, 1 022 sont rentr&#233;s en France. Si la plupart ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s de Mauthausen ou de l'un de ses &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; (845 hommes)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Essentiellement d'Ebensee o&#249; ont &#233;t&#233; affect&#233;s la plupart des hommes auparavant (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, 147, transf&#233;r&#233;s vers d'autres camps du complexe concentrationnaire nazi, ont vu l'arriv&#233;e des troupes alli&#233;es &#224; Buchenwald, Dora, Ravensbr&#252;ck ou Bergen Belsen. Outre six d&#233;tenus ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une lib&#233;ration entre janvier 1943 et janvier 1944&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Un autre Fran&#231;ais est lib&#233;r&#233; apr&#232;s son transfert &#224; Buchenwald.' id='nh3-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quatorze Fran&#231;ais sont parvenus &#224; s'&#233;vader du &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Loibl Pass, essentiellement dans les derniers mois de l'ann&#233;e 1944. Tous sont parvenus &#224; rentrer en France, &#224; l'exception d'Andr&#233; M&#233;nard, d&#233;c&#233;d&#233; en Yougoslavie. 817 autres compatriotes sont d&#233;c&#233;d&#233;s avant le retour, dont 56 apr&#232;s la lib&#233;ration et dans les h&#244;pitaux. 611 sont morts au sein du complexe concentrationnaire de Mauthausen, essentiellement au camp central ou &#224; Hartheim&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-7' class='spip_note' rel='appendix' title='132 Fran&#231;ais issus de ces deux transports y ont &#233;t&#233; gaz&#233;s au cours de l'ann&#233;e (...)' id='nh3-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, surtout parce que les &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; au sein desquels ils &#233;taient employ&#233;s renvoyaient au camp central les d&#233;tenus inaptes au travail, en raison de l'absence de fours cr&#233;matoires notamment. Ainsi, seuls six Fran&#231;ais immatricul&#233;s dans les 26000-29000 sont d&#233;c&#233;d&#233;s au Loibl Pass alors que plusieurs centaines d'entre eux y avaient &#233;t&#233; affect&#233;s. Les deux seuls &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; comptant plus de cinquante d&#233;c&#232;s sont Redl-Zipf, et surtout Ebensee, camp annexe o&#249; &#233;chouent nombre de &lt;i&gt;H&#228;ftlinge&lt;/i&gt; du complexe de Mauthausen dans les derni&#232;res semaines de la guerre &#224; une p&#233;riode particuli&#232;rement mortif&#232;re. Par ailleurs, 150 Fran&#231;ais sont d&#233;c&#233;d&#233;s apr&#232;s avoir &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s vers d'autres camps et c'est &#224; Dora que la plupart d'entre eux p&#233;rissent, le plus souvent rapidement apr&#232;s avoir &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s dans les effectifs de ce &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; o&#249; la mortalit&#233; s'av&#232;re particuli&#232;rement effroyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignages&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BALSAN Louis, &lt;i&gt;Le ver-luisant&lt;/i&gt;, Issoudun, Gaignault-Editeur, 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHARLET Gaston, &lt;i&gt;Karawanken. Le bagne dans la neige&lt;/i&gt;, Limoges, Imprimerie Rougerie, 1955, 191 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAUVIN Jean-Ren&#233;, &lt;i&gt;Un trotskiste dans l'enfer nazi, Mauthausen, Auschwitz, Buchenwald, 1943-1945&lt;/i&gt;, Paris, ed. Syllepse, coll. &#171; Mauvais Temps &#187;, 2006, 245 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LACAZE Andr&#233;, &lt;i&gt;Le tunnel&lt;/i&gt;, Paris, Julliard, 1978 (r&#233;&#233;d 1979), Paris, Presses Pocket, 2 Vol. 348 + 380 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE CA&#203;R Etienne et Paul, &lt;i&gt;K.L. Mauthausen. Les cicatrices de la m&#233;moire&lt;/i&gt;, Bayeux, Heimdal, 1996, 240 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE CA&#203;R Paul, &lt;i&gt;Schlier, 1943-1945&lt;/i&gt;, Amicale de Mauthausen, Paris, 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE CA&#203;R Paul, &lt;i&gt;Les myst&#232;res nazis du lac Toplitz&lt;/i&gt;, imp. Marie, 2002, 120 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Wirtschafts-Verwaltungshauptamt&lt;/i&gt; : Office central d'administration &#233;conomique de la SS. Cr&#233;&#233; au printemps 1942, cet organisme se trouve en charge de la gestion de la main-d'&#339;uvre concentrationnaire au b&#233;n&#233;fice de l'&#233;conomie allemande.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R-129, Lettre du 30 avril 1942 de Pohl &#224; Himmler, Proc&#232;s des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international, tome 38, Nuremberg, 1947.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PS-1063 d, ordre de M&#252;ller, chef de la Gestapo, Proc&#232;s des grands criminels de guerre devant le tribunal militaire international, tome 26, Nuremberg, 1947.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; la loi du 4 septembre 1942 sur&#171; l'utilisation et l'orientation de la main d'&#339;uvre &#187; (JO du 13 septembre 1942, p. 3122, loi n&#176; 869), mais surtout, &#224; celle du 16 f&#233;vrier 1943 instaurant le Service du Travail Obligatoire (STO).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Essentiellement d'Ebensee o&#249; ont &#233;t&#233; affect&#233;s la plupart des hommes auparavant employ&#233;s &#224; Redl-Zipf, mais aussi au Loibl Pass. A la lib&#233;ration, une partie des hommes ont form&#233; la Brigade fran&#231;aise Libert&#233; incorpor&#233;e &#224; la 16&#232;me division de la 3&#232;me Arm&#233;e Yougoslave (voir la pr&#233;sentation du Loibl Pass). Les survivants de ce Kommando ont &#233;t&#233; rapatri&#233;s pour la plupart &#224; Marseille et Mulhouse les 7 et 19 juin 1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-6' class='spip_note' title='Notes 3-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un autre Fran&#231;ais est lib&#233;r&#233; apr&#232;s son transfert &#224; Buchenwald.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-7' class='spip_note' title='Notes 3-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;132 Fran&#231;ais issus de ces deux transports y ont &#233;t&#233; gaz&#233;s au cours de l'ann&#233;e 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le convoi du 22 mars 1944</title>
		<link>https://monument-mauthausen.org/Le-convoi-du-22-mars-1944.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 25 mars 1944, trois jours apr&#232;s leur d&#233;part du Frontstalag 122 de Compi&#232;gne Royallieu, 1 218 hommes, parmi lesquels 1 132 Fran&#231;ais, sont immatricul&#233;s &#224; Mauthausen entre les num&#233;ros 59 479 et 60 696. Ce transport est compos&#233; de trois grandes cat&#233;gories de d&#233;tenus arr&#234;t&#233;s &#224; des p&#233;riodes diverses. On y trouve, d'une part, un quart de militants communistes, condamn&#233;s par les tribunaux fran&#231;ais &#224; des peines de prison ou aux travaux forc&#233;s pour une dur&#233;e inf&#233;rieure &#224; 10 ans. Arr&#234;t&#233;s pour la plupart en 1941 et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 mars 1944, trois jours apr&#232;s leur d&#233;part du &lt;i&gt;Frontstalag&lt;/i&gt; 122 de Compi&#232;gne Royallieu, 1 218 hommes, parmi lesquels 1 132 Fran&#231;ais, sont immatricul&#233;s &#224; Mauthausen entre les num&#233;ros 59 479 et 60 696. Ce transport est compos&#233; de trois grandes cat&#233;gories de d&#233;tenus arr&#234;t&#233;s &#224; des p&#233;riodes diverses. On y trouve, d'une part, un quart de militants communistes, condamn&#233;s par les tribunaux fran&#231;ais &#224; des peines de prison ou aux travaux forc&#233;s pour une dur&#233;e inf&#233;rieure &#224; 10 ans. Arr&#234;t&#233;s pour la plupart en 1941 et 1942 par les Brigades Sp&#233;ciales des renseignements g&#233;n&#233;raux, ils sont intern&#233;s &#224; proximit&#233; de leur lieu d'arrestation &#8211; &#224; La Sant&#233; ou &#224; Fresnes pour les hommes interpell&#233;s en r&#233;gion parisienne &#8211; avant d'&#234;tre dirig&#233;s sur les centrales de Caen, Clairvaux, Fontevrault et Poissy. Ils gagnent la nouvelle prison de Blois, en septembre et octobre 1943, apr&#232;s la d&#233;cision de regrouper, dans seize &#171; maisons de concentration &#187;, les pr&#233;venus condamn&#233;s pour des faits en lien avec l'activit&#233; terroriste, afin de faciliter la surveillance de d&#233;tenus jug&#233;s particuli&#232;rement dangereux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le but &#233;tait d'&#233;viter les &#233;vasions, plus ais&#233;es au sein des prisons (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le 18 f&#233;vrier 1944, tous sont remis aux autorit&#233;s allemandes qui les acheminent sur Compi&#232;gne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir la fiche &#233;v&#233;nement sur les d&#233;tenus livr&#233;s par Vichy aux autorit&#233;s (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Aux c&#244;t&#233;s des communistes, des hommes arr&#234;t&#233;s pour leur appartenance &#224; la R&#233;sistance organis&#233;e, qui sont ici moins nombreux que dans le transfert &#224; Mauthausen de 500 d&#233;tenus de Buchenwald &#224; la fin f&#233;vrier 1944 ou dans les transports de &#171; NN-Gestapo &#187; arriv&#233;s au camp &#224; la m&#234;me p&#233;riode. Ce taux plus faible s'explique par la chronologie des arrestations et des d&#233;portations depuis la France. Les r&#233;sistants arr&#234;t&#233;s en 1943 ont &#233;t&#233; massivement d&#233;port&#233;s en janvier 1944 &#224; Buchenwald lorsque Compi&#232;gne se vide de la majorit&#233; de ses d&#233;tenus. La moiti&#233; des membres de groupes de r&#233;sistance d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen le 22 mars ont &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en 1943, mais leurs arriv&#233;es tardives &#224; Compi&#232;gne, le plus souvent &#224; la fin janvier ou en f&#233;vrier 1944, expliquent qu'ils n'aient pu &#234;tre inclus dans les transports dirig&#233;s sur Buchenwald du d&#233;but de l'ann&#233;e. Essentiellement originaires de la zone sud, membres de l'ORA, de Marco-Polo, de Combat ou de l'AS, leurs arrestations se placent dans le cadre de la poursuite des investigations apr&#232;s les arrestations de r&#233;sistants figurant dans le &#171; rapport Flora &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='AN 72 AJ 104. Dat&#233; du 19 juillet 1943, le rapport Flora, d&#233;riv&#233; du premier nom (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les arrestations du d&#233;but de l'ann&#233;e 1944 touchent &#233;galement la zone sud, et notamment Toulouse le 14 f&#233;vrier, date &#224; laquelle 26 r&#233;sistants travaillant &#224; l'impression de tracts, journaux et brochures pour le compte d'organisations diverses au sein des imprimeries d'Henri et de Raoul Lion tombent aux mains des autorit&#233;s allemandes. Parmi eux, Georges S&#233;guy, futur secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, alors &#226;g&#233; de 16 ans. La zone nord est &#233;galement repr&#233;sent&#233;e par des militants de l'OCM et de son r&#233;seau Centurie, de Cohors-Asturies, ou bien encore de Lib&#233;ration Nord. L'on trouve enfin la pr&#233;sence de quelques maquisards, parmi lesquels neuf stagiaires de l'&#233;cole r&#233;gionale des cadres du maquis cr&#233;&#233;e par le service P&#233;ricl&#232;s, cantonn&#233;s &#224; la maison foresti&#232;re du Lampy, sur le territoire de la commune de Dourgne dans le Tarn, faits prisonniers lors d'une attaque allemande le 15 f&#233;vrier. &lt;br class='autobr' /&gt; Majoritaires parmi les d&#233;tenus arriv&#233;s de Buchenwald &#224; Mauthausen le 25 f&#233;vrier 1944 et dans le transport direct arriv&#233; en Autriche le 8 avril suivant, les militants communistes et les membres d'organisations de r&#233;sistance sont ici largement devanc&#233;s par les victimes d'op&#233;ration de repr&#233;sailles qui repr&#233;sentent 37 % du convoi. Pr&#232;s de 60 % de ces derniers ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s dans l'Ain entre le 5 et le 13 f&#233;vrier, dans le cadre de l'&lt;i&gt;Aktion Korporal&lt;/i&gt; men&#233;e par les Allemands en r&#233;pression des agissements des maquis de la r&#233;gion. Aucune commune du Bugey et du Valromey n'est &#233;pargn&#233;e. Le dimanche 6 au matin, le village de Br&#233;nod est encercl&#233;. Le 7, les Allemands sont &#224; Aranc, Saint-Rambert-en-Bugey et Hauteville-Lompn&#232;s, &#224; Ruffieu et Amb&#233;rieu-en-Bugey le lendemain, &#224; Nantua le 10 o&#249;, sur l'heure de midi, des policiers en civil accompagn&#233;s d'officiers du SD se pr&#233;sentent &#224; la brigade de gendarmerie, se font remettre les armes et les munitions et emm&#232;nent les gendarmes &#224; l'H&#244;tel de Lyon en vue de les interroger au sujet des maquis de la r&#233;gion. Le lendemain, &#224; Oyonnax, plusieurs dizaines d'hommes sont appr&#233;hend&#233;s, chez eux ou dans les rues, et sont conduits &#224; l'h&#244;tel des postes de la ville. Les autres rafles repr&#233;sent&#233;es dans ce transport ne rev&#234;tent pas l'ampleur des op&#233;rations men&#233;es dans l'Ain et r&#233;pondent &#224; un acte pr&#233;cis et isol&#233; : en octobre 1943, douze hommes sont arr&#234;t&#233;s &#224; N&#238;mes apr&#232;s le jet, le 19 du mois, d'un engin explosif sur une colonne allemande quittant la caserne Montcalm. Le 1er f&#233;vrier, &#224; Grenoble, ils sont 21 &#224; &#234;tre interpell&#233;s suite &#224; la pose de bombes dans des cabanes en planches, quai Claude Bernard, qui ont explos&#233; au passage d'un d&#233;tachement allemand. Le 11 novembre pr&#233;c&#233;dent, 35 Grenoblois avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s apr&#232;s le regroupement devant le monument des Diables Bleus, place Paul Mistral. Le 20 janvier 1944, une quarantaine de jeunes des communes morbihannaises de Guilliers, Mauron, Loyat et Evriguet &#233;taient arr&#234;t&#233;s par les Allemands &#224; la suite de la d&#233;couverte, deux jours auparavant, du corps d'un soldat allemand appartenant &#224; une commission de r&#233;quisition de chevaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les conditions de transfert &#224; Mauthausen sont semblables &#224; celles connues par la majorit&#233; des d&#233;port&#233;s de r&#233;pression incorpor&#233;s dans les grands convois partant de France en direction du Reich. La faim, la soif, la promiscuit&#233;, endur&#233;es pendant les trois jours de transport sont aggrav&#233;es apr&#232;s le regroupement des hommes dans un nombre de wagons inf&#233;rieur &#224; celui du d&#233;part de Compi&#232;gne, apr&#232;s des tentatives d'&#233;vasion alors que le train n'a pas quitt&#233; la France. Les repr&#233;sailles habituelles suite &#224; la d&#233;couverte de d&#233;gradation de wagons, consistant essentiellement &#224; faire d&#233;shabiller les hommes, entraineront la mort d'Henri Guido de deux balles dans le ventre apr&#232;s qu'un Allemand a constat&#233; qu'il avait gard&#233; son linge de corps. Il d&#233;c&#232;dera quelques heures apr&#232;s dans le wagon. Emile Legueut, &#233;galement bless&#233; &#224; la cuisse lors de l'op&#233;ration, eut plus de chance et put regagner la France en 1945. Apr&#232;s les formalit&#233;s d'usage &#224; l'arriv&#233;e et quelques semaines de quarantaine, la majorit&#233; des nouveaux &lt;i&gt;H&#228;ftlinge&lt;/i&gt; sont envoy&#233;s au travail dans les camps annexes. Auparavant, &#224; compter du 14 avril, au moins 143 Fran&#231;ais, portant des patronymes allant de Colombain &#224; Olivier, avaient &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; la carri&#232;re de Wiener Graben pour le compte de la DEST. Le 9 mai, 89 d'entre eux prennent le chemin de Gusen dans un transport de 200 d&#233;tenus dont 158 Fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Seuls quatre d'entre eux n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s de Compi&#232;gne le 22 mars (...)' id='nh4-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au moins 70 des 89 Fran&#231;ais sont employ&#233;s dans la carri&#232;re de Kastenhof, tandis que les autres sont affect&#233;s &#224; des emplois divers. Avant le 9 mai, 252 Fran&#231;ais avaient d&#233;j&#224; quitt&#233; Mauthausen pour rejoindre le camp de Gusen, notamment le 8 avril, date &#224; laquelle d&#233;butent les transferts des hommes arriv&#233;s le 25 mars, le 28 avril ou le 6 mai&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Ils sont 30 &#224; quitter Mauthausen pour Gusen le 8 avril, 126 le 28 et 52 le 7 (...)' id='nh4-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par la suite, un tiers des 445 d&#233;port&#233;s immatricul&#233;s dans les 59-60 000 transf&#233;r&#233;s &#224; Gusen seront affect&#233;s &#224; Gusen II. Derri&#232;re Gusen, Wiener Neudorf est le second camp annexe &#224; b&#233;n&#233;ficier de ces arriv&#233;es nouvelles de d&#233;tenus : le 16 avril, 127 Fran&#231;ais, dont les noms allaient de Muller &#224; Talle, rejoignaient ce &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de la banlieue viennoise dans un transfert de 272 hommes, en compagnie de 5 autres Fran&#231;ais immatricul&#233;s pr&#233;c&#233;demment. Deux jours auparavant, 52 Fran&#231;ais, pris dans les derniers matricules, avaient &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s &#224; Linz I. La plupart allaient rejoindre Linz III, le plus souvent le 18 juin, avec d'autres d&#233;tenus arriv&#233;s plus tardivement &#224; Linz I. Le 17 avril, 87 autres rejoignaient, au Loibl-Pass, leurs camarades arriv&#233;s &#224; Mauthausen un an auparavant dans un transport compos&#233; presque exclusivement de Fran&#231;ais. Le 3 mai, enfin, ils sont 52 &#224; &#234;tre envoy&#233;s &#224; Passau II &#8211; Waldwerke avec 73 autres &lt;i&gt;H&#228;ftlinge&lt;/i&gt;, Fran&#231;ais pour la moiti&#233; d'entre eux. D'autres &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; ne sont que faiblement et plus tardivement concern&#233;s par les transferts de Fran&#231;ais arriv&#233;s le 25 mars 1944 &#224; Mauthausen. Ces d&#233;parts plus tardifs, au sein de transports majoritairement compos&#233;s d'&#233;trangers, s'expliquent le plus souvent par un passage au &lt;i&gt;Revier&lt;/i&gt; du camp central. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelques mois apr&#232;s leur arriv&#233;e, 92 hommes quittent le complexe concentrationnaire de Mauthausen. Les 27 octobre et 4 novembre, 21 et 28 Fran&#231;ais, qui avaient &#233;t&#233; dirig&#233;s sur Passau le 3 mai suivant, prennent la direction de Flossenb&#252;rg. La majorit&#233; d'entre eux sont rapidement affect&#233;s au &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Zschachwitz, les 8 et 7 novembre. L'autre transfert important concerne le camp d'Auschwitz, o&#249; partent au d&#233;but du mois de d&#233;cembre 38 hommes arriv&#233;s en Autriche le 25 mars. Parmi eux, 23 avaient &#233;t&#233; ramen&#233;s au camp central les 17 et 30 novembre des &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; de Loibl-Pass et de Linz III&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Respectivement quatorze et neuf hommes.' id='nh4-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le taux de mortalit&#233; des d&#233;port&#233;s de ce convoi est important : plus de la moiti&#233; des 1132 Fran&#231;ais ayant franchi les portes du camp central &#224; l'aube du printemps 1944 ne reverront pas la France. Parmi eux, plus d'une centaine est demeur&#233;e au camp central, souvent les plus faibles, fortement &#233;prouv&#233;s par les trois jours particuli&#232;rement difficiles pass&#233;s dans les wagons &#224; bestiaux. Les deux premiers morts sont enregistr&#233;s d&#232;s le 29 mars, tandis que 29 autres d&#233;c&#232;dent au cours du mois suivant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Un le 30 mars, les autres en avril.' id='nh4-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le nombre de Fran&#231;ais d&#233;c&#233;d&#233;s au printemps est plus important que ne le laissent para&#238;tre les archives du camp de Mauthausen, les d&#233;c&#232;s survenus &#224; Hartheim &#233;tant antidat&#233;s de plusieurs mois. Ainsi, une partie des 77 Fran&#231;ais gaz&#233;s au ch&#226;teau d'Hartheim, officiellement entre le 29 juillet 1944 et le 3 janvier 1945, sont, pour la plupart, probablement morts au printemps&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir les travaux de Pierre Serge Choumoff sur le sujet.' id='nh4-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apr&#232;s le printemps 1944, le camp central n'est que faiblement concern&#233; par les d&#233;c&#232;s de Fran&#231;ais, la majorit&#233; &#233;tant alors diss&#233;min&#233;s dans les &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt;. Ce taux remonte en 1945, et tout particuli&#232;rement en mars, les camps annexes renvoyant alors massivement leurs malades &#224; Mauthausen, &#224; l'exception de Gusen o&#249; le nombre de d&#233;c&#232;s mensuels d&#233;passe les dix d&#233;tenus, &#224; compter du mois de novembre 1944, et ne cesse par la suite de croitre jusqu'en avril 1945, &#224; l'exception d'un l&#233;ger recul en mars. La rudesse de l'hiver autrichien, la p&#233;nurie alimentaire accrue par l'augmentation continuelle du nombre des concentrationnaires, la fatigue et les maladies cons&#233;cutives &#224; de longs mois de d&#233;tention expliquent nombre de ces d&#233;c&#232;s. Tous les &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; ne sont cependant pas aussi mortif&#232;res que Gusen. Ainsi, la plupart des Fran&#231;ais de Linz III, Loibl Pass ou Wiener Neudorf ont pu rentrer en France apr&#232;s la lib&#233;ration en mai 1945. Les d&#233;tenus lib&#233;r&#233;s de Mauthausen le 5 mai 1945 sont rapatri&#233;s par le centre du Lutetia, majoritairement le 19 mai, ceux de Linz III &#233;tant achemin&#233;s le plus souvent par celui de Longuyon le 20 mai ou &#224; Mulhouse le 24 du mois. Quant aux lib&#233;r&#233;s du Loibl-Pass, la plupart regagnent la France au sein de deux grands groupes dirig&#233;s sur Marseille et Mulhouse les 7 et 19 juin 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le but &#233;tait d'&#233;viter les &#233;vasions, plus ais&#233;es au sein des prisons d&#233;partementales, mais &#233;galement, pour le gouvernement de Vichy, de garder sous sa coupe cette cat&#233;gorie de prisonniers. Voir le rapport de l'inspecteur g&#233;n&#233;ral au directeur de l'administration p&#233;nitentiaire du 1er octobre 1943, AN F/60/1443, chemise &#171; administration p&#233;nitentiaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la fiche &#233;v&#233;nement sur les d&#233;tenus livr&#233;s par Vichy aux autorit&#233;s allemandes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AN 72 AJ 104. Dat&#233; du 19 juillet 1943, le rapport Flora, d&#233;riv&#233; du premier nom de cette liste de 240 r&#233;sistants, Auguste Floiras, fait le bilan d'une des plus importantes op&#233;rations r&#233;pressives de la Gestapo en zone sud. Voir Jean-Marie GUILLON, &#171; Affaire Flora &#187; in Dictionnaire historique de la R&#233;sistance, dir. Fran&#231;ois MARCOT, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, pp. 772-773.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-4' class='spip_note' title='Notes 4-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Seuls quatre d'entre eux n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s de Compi&#232;gne le 22 mars 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-5' class='spip_note' title='Notes 4-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ils sont 30 &#224; quitter Mauthausen pour Gusen le 8 avril, 126 le 28 et 52 le 7 mai. Nous n'avons mentionn&#233; ici que les transferts les plus importants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-6' class='spip_note' title='Notes 4-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Respectivement quatorze et neuf hommes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-7' class='spip_note' title='Notes 4-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un le 30 mars, les autres en avril.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-8' class='spip_note' title='Notes 4-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir les travaux de Pierre Serge Choumoff sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le convoi du 6 avril 1944</title>
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&lt;p&gt;Deux semaines apr&#232;s l'arriv&#233;e de 1 132 Fran&#231;ais issus du premier convoi direct de Compi&#232;gne &#224; Mauthausen de l'ann&#233;e 1944, 1 486 d&#233;port&#233;s, parmi lesquels 1 363 Fran&#231;ais, sont immatricul&#233;s le 8 avril 1944 &#224; Mauthausen entre les num&#233;ros 61 851 et 63 336. Cet important transport est compos&#233; majoritairement de r&#233;sistants. Les membres de groupes de r&#233;ception d'armes parachut&#233;es et de fili&#232;res d'&#233;vasion, fr&#233;quemment affili&#233;s aux r&#233;seaux Buckmaster du SOE, sont particuli&#232;rement nombreux et sont principalement issus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux semaines apr&#232;s l'arriv&#233;e de 1 132 Fran&#231;ais issus du premier convoi direct de Compi&#232;gne &#224; Mauthausen de l'ann&#233;e 1944, 1 486 d&#233;port&#233;s, parmi lesquels 1 363 Fran&#231;ais, sont immatricul&#233;s le 8 avril 1944 &#224; Mauthausen entre les num&#233;ros 61 851 et 63 336. Cet important transport est compos&#233; majoritairement de r&#233;sistants. Les membres de groupes de r&#233;ception d'armes parachut&#233;es et de fili&#232;res d'&#233;vasion, fr&#233;quemment affili&#233;s aux r&#233;seaux &lt;i&gt;Buckmaster&lt;/i&gt; du SOE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Special Operations Executive. Il s'agit de l'un des neuf services secrets (...)' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sont particuli&#232;rement nombreux et sont principalement issus des d&#233;partements bretons, de Loire-Inf&#233;rieure, de l'Aisne, du Nord ou bien encore du Jura. Les agents de renseignements sont &#233;galement repr&#233;sent&#233;s au sein de ce convoi, notamment par des membres du r&#233;seau Mithridate command&#233;s par le colonel Bressac, arr&#234;t&#233;s en Ille-et-Vilaine et dans la Seine &#224; l'&#233;t&#233; et &#224; l'automne 1943, saison qui voit &#233;galement l'arrestation des agents de Clermont-Ferrand, ceux de Toulouse &#233;tant quant &#224; eux interpell&#233;s en janvier 1944. &#192; cette m&#234;me p&#233;riode, l'&#233;tau se resserre autour des r&#233;sistants de Vengeance. Le 15 janvier, apr&#232;s une premi&#232;re arrestation, Fran&#231;ois Wetterwald, chef des corps francs et successeur de Vic-Dupont &#224; la t&#234;te de l'organisation, est de nouveau interpell&#233; par les autorit&#233;s allemandes. Les arrestations de membres de Vengeance, mais &#233;galement de Ceux de la Lib&#233;ration qui travaillaient en liaison avec eux, se poursuivent jusqu'&#224; la mi-f&#233;vrier, d&#233;cimant notamment les groupes du Loiret. Ils sont au moins 35 &#224; &#234;tre dirig&#233;s sur Mauthausen le 6 avril 1944, en compagnie des premiers groupes importants de maquisards. La plupart de ces derniers ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s au cours de trois op&#233;rations organis&#233;es par les Allemands, dont deux se sont d&#233;roul&#233;es dans les Alpes. Le 13 novembre, dix jeunes gens effectuant une pr&#233;paration militaire au centre de Pr&#233;gentil &#224; Pont-du-Foss&#233; (Hautes-Alpes) sont arr&#234;t&#233;s par les forces allemandes. Ils sont rejoints &#224; la prison marseillaise des Baumettes par douze maquisards de Banon (Basses-Alpes) interpell&#233;s le 5 d&#233;cembre suivant. Le 27 f&#233;vrier, une action men&#233;e conjointement par le SD, la &lt;i&gt;Wehrmacht&lt;/i&gt; et la Milice conduit aux arrestations de la moiti&#233; d'un maquis jurassien, r&#233;fugi&#233; &#224; Mont-sous-Vaudrey, dans le bois de Tricornaux, sous la conduite d'Henri Scherer. &lt;br class='autobr' /&gt; Aux c&#244;t&#233;s de ces r&#233;sistants sont d&#233;port&#233;s des militants communistes et des victimes d'op&#233;rations de repr&#233;sailles dont le poids est bien moindre que dans le transport pr&#233;c&#233;dent. Les premiers sont en partie des d&#233;tenus jug&#233;s, puis intern&#233;s &#224; Blois avant leur livraison aux Allemands le 18 f&#233;vrier 1944. Alors que la plupart des 387 hommes arriv&#233;s &#224; cette date &#224; Compi&#232;gne sont d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen le 22 mars 1944&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir la fiche &#233;v&#233;nement de ce transport.' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ceux portant des patronymes commen&#231;ant par les lettres H &#224; J restent au &lt;i&gt;Frontstalag&lt;/i&gt; 122 jusqu'au 6 avril suivant. Les autres militants politiques ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s plus tardivement et n'ont, le plus souvent, pas &#233;t&#233; jug&#233;s. Sont &#233;galement pr&#233;sents une cinquantaine de membres de la branche arm&#233;e, dont le poids est toutefois bien moindre que dans les petits transports de &#171; NN-Gestapo &#187;. La compl&#233;mentarit&#233; de ce transport avec celui parti le 22 mars se retrouve aussi chez les rafl&#233;s, dont certains ont &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s dans le cadre des op&#233;rations de repr&#233;sailles dont sont victimes des hommes arriv&#233;s &#224; Mauthausen le 25 mars 1944. Les autres ont, pour un tiers, &#233;t&#233; rafl&#233;s &#224; Clermont-Ferrand, le 8 mars et les jours suivants, en repr&#233;sailles d'un attentat perp&#233;tr&#233; &#224; cette date contre un d&#233;tachement allemand, place de La Poterne rue Montlosier. Le 14 mars 1944, les Allemands arr&#234;tent plusieurs habitants des communes de Cublac et de Terrasson, situ&#233;es &#224; deux kilom&#232;tres l'une de l'autre de chaque c&#244;t&#233; de la limite entre la Corr&#232;ze et de la Dordogne. Cette op&#233;ration, qui causera la mort d'un habitant, a pour origine un incident survenu entre des maquisards et des militaires allemands venus chercher des armes remises par les habitants &#224; M. Laidet, maire de Cublac. &lt;br class='autobr' /&gt; Quel que soit le motif de leur interpellation, la plupart des hommes d&#233;port&#233;s le 6 avril ont &#233;t&#233; intern&#233;s tardivement &#224; Compi&#232;gne, le plus souvent en mars 1944, o&#249; ils ne cohabitent que quelques jours avec ceux qui les pr&#233;c&#233;deront &#224; Mauthausen. Les conditions de transport de ces centaines d'hommes ne sont gu&#232;re diff&#233;rentes de celles subies par leurs camarades deux semaines auparavant : la soif, la faim, la promiscuit&#233;, accentu&#233;e apr&#232;s la mise &#224; nu et le regroupement des hommes dans un nombre restreint de wagons suite &#224; des tentatives d'&#233;vasion. Celles-ci furent couronn&#233;es de succ&#232;s pour au moins cinq d&#233;tenus. Michel Alliot, Ren&#233; Laurin, Louis Calinon, Jacques Girard et Paul Vangi, apr&#232;s avoir sci&#233; les barreaux et les barbel&#233;s de la fen&#234;tre arri&#232;re de leur wagon, r&#233;ussirent ainsi &#224; gagner les tampons et saut&#232;rent du train en Meurthe-et-Moselle aux environs de Thiaucourt. Au vu des t&#233;moignages, il semble que certains de leurs compagnons aient &#233;galement tent&#233; leur chance, sans que le destin de tous ne soit connu. Certains auraient &#233;t&#233; tu&#233;s par les Allemands en tentant de s'enfuir.&lt;br class='autobr' /&gt; Arriv&#233;s &#224; Mauthausen, les 1 363 Fran&#231;ais subissent les formalit&#233;s d'usage et sont plac&#233;s pour quelque temps en quarantaine. D&#232;s la fin du mois d'avril, la plupart ont d&#233;j&#224; quitt&#233; le camp central pour aller travailler dans les &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; de Mauthausen. Si plusieurs rejoignent encore le camp de Gusen, essentiellement le 28 avril en trois transports de 250, 360 et 300 d&#233;tenus, parmi lesquels se trouvent nombre de Fran&#231;ais, dont 172 arriv&#233;s en Autriche le 8 avril, la plupart iront fonder le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Melk. Le 21 avril, un premier transfert de 500 d&#233;tenus, comprenant 406 Fran&#231;ais , essentiellement issus du convoi du 6 avril, quitte le camp central pour cette nouvelle annexe. Compos&#233; pour moiti&#233; de sp&#233;cialistes, ce transfert comprend &#233;galement les d&#233;tenus destin&#233;s &#224; l'administration. Parmi les quatre hommes choisis pour occuper les postes de &lt;i&gt;Schreiber&lt;/i&gt;, un Polonais et deux Allemands, accompagn&#233;s d' &#171; Antonin Pichon &#187;, pseudonyme choisi par Andr&#233; Ulmann arriv&#233; &#224; Mauthausen le 25 mars 1944. Trois jours plus tard, 533 hommes, presque exclusivement immatricul&#233;s dans les 61 000-63 000, rejoignent en tant que man&#339;uvres leurs compagnons arriv&#233;s trois jours plus t&#244;t. En l'espace de quelques jours, les deux tiers du convoi de Fran&#231;ais ont rejoint Melk. Comme c'est souvent le cas pour les &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; pourvus d'un cr&#233;matoire, les d&#233;tenus ne sont renvoy&#233;s au camp central que dans des proportions tr&#232;s faibles. La plupart des hommes transf&#233;r&#233;s &#224; Melk y demeurent pendant la totalit&#233; de leur d&#233;tention, &#224; l'exception de 57 hommes envoy&#233;s &#224; Amstetten le 23 mars 1945. Au mois d'avril 1945, tous quittent le camp au sein de trois groupes d'&#233;vacuation qui se dirigent vers Mauthausen et Ebensee. Hormis Melk et Gusen, les autres &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; ne sont concern&#233;s qu'&#224; la marge par les transferts de Fran&#231;ais immatricul&#233;s le 8 avril 1944, la plupart des d&#233;tenus qui ne les ont pas rejoints n'ayant le plus souvent pas &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s du tout. La majorit&#233; d'entre eux d&#233;c&#232;dent rapidement, &#224; Mauthausen, mais surtout &#224; Hartheim : 87 des 122 gaz&#233;s au ch&#226;teau du convoi parti de France le 6 avril n'ont ainsi connu aucun autre lieu de d&#233;tention que Mauthausen avant leur mort. Comme c'&#233;tait le cas pour le transport pr&#233;c&#233;dent, le nombre de d&#233;c&#232;s au camp central reste limit&#233; jusqu'&#224; l'hiver 1944-1945 : moins de 100 hommes y p&#233;rissent au cours de l'ann&#233;e 1944, parmi lesquels 19 au moins sont d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; l'&#233;t&#233; des suites de leurs blessures caus&#233;es par des bombardements de l'aviation alli&#233;e, et notamment celui de Melk le 8 juillet 1944. Ce jour-l&#224;, 38 Fran&#231;ais de ce convoi sont morts &#224; Melk, soit un peu plus du dixi&#232;me des morts fran&#231;aises survenues au cours de l'ann&#233;e d'existence de ce &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous ne parlons ici que des d&#233;c&#232;s des hommes d&#233;port&#233;s le 6 avril (...)' id='nh5-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; l'hiver, le nombre de morts &#224; Melk reste limit&#233;, avant de franchir la barre des dix d&#233;c&#232;s mensuels en d&#233;cembre. Les nombreux mois de d&#233;tention, la rudesse de l'hiver autrichien, les rations de plus en plus insuffisantes et l'afflux de nouveaux d&#233;tenus conduisent &#224; une aggravation des conditions de d&#233;tention expliquant l'augmentation du nombre de morts. Ce taux de d&#233;c&#232;s, quoique non n&#233;gligeable, s'av&#232;re toutefois bien inf&#233;rieur &#224; celui du &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Gusen, o&#249; les conditions &#233;taient encore plus pr&#233;caires. La forte pr&#233;sence fran&#231;aise &#224; Melk a permis un bon fonctionnement de la solidarit&#233; et de l'entraide entre compatriotes et a sauv&#233; nombre de vies. Les Fran&#231;ais purent en outre tirer les b&#233;n&#233;fices de la pr&#233;sence d'Andr&#233; Ulmann, dont le r&#244;le fut essentiel jusqu'&#224; la lib&#233;ration. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; la lib&#233;ration de Mauthausen, le 5 mai 1945, et d'Ebensee, le lendemain, seule la moiti&#233; des d&#233;port&#233;s arriv&#233;s &#224; Mauthausen le 6 avril 1944 &#233;taient encore en vie. Dans les jours suivant, plusieurs dizaines allaient encore succomber, au camp ou dans des h&#244;pitaux g&#233;r&#233;s par les autorit&#233;s am&#233;ricaines ou d&#233;pendant de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Pour les survivants, le retour s'effectue le plus souvent en mai. Les lib&#233;r&#233;s de Mauthausen et de Gusen subissent les formalit&#233;s de rapatriement au Lutetia, majoritairement le 19 mai, tandis que les lib&#233;r&#233;s d'Ebensee sont pour la plupart pris en charge le 24 du mois par les centres d'Hayange, Longuyon et du Lutetia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Special Operations Executive&lt;/i&gt;. Il s'agit de l'un des neuf services secrets britanniques en action pendant la guerre. Le major Buckmaster se trouve &#224; la t&#234;te de la section F.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la fiche &#233;v&#233;nement de ce transport.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-3' class='spip_note' title='Notes 5-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous ne parlons ici que des d&#233;c&#232;s des hommes d&#233;port&#233;s le 6 avril 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;port&#233;s arriv&#233;s de Buchenwald le 25 f&#233;vrier 1944</title>
		<link>https://monument-mauthausen.org/Les-deportes-arrives-de-Buchenwald.html</link>
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&lt;p&gt;Le 25 f&#233;vrier 1944, un transport de 500 d&#233;tenus extraits des Blocks 52, 57, 58 et, dans une moindre mesure, du Block 61 de Buchenwald, faisaient leur entr&#233;e &#224; Mauthausen et recevaient un matricule compris entre les num&#233;ros 53 585 et 54 084. Ce transfert, comprenant 471 Fran&#231;ais, marquait la reprise des arriv&#233;es de groupes importants d'Hexagonaux au sein du camp central autrichien, qui avaient cess&#233;es depuis la fin du mois d'avril 1943. Ces hommes, dans leur totalit&#233;, avaient &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s depuis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 f&#233;vrier 1944, un transport de 500 d&#233;tenus extraits des Blocks 52, 57, 58 et, dans une moindre mesure, du &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; 61 de Buchenwald, faisaient leur entr&#233;e &#224; Mauthausen et recevaient un matricule compris entre les num&#233;ros 53 585 et 54 084. Ce transfert, comprenant 471 Fran&#231;ais, marquait la reprise des arriv&#233;es de groupes importants d'Hexagonaux au sein du camp central autrichien, qui avaient cess&#233;es depuis la fin du mois d'avril 1943. Ces hommes, dans leur totalit&#233;, avaient &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s depuis Compi&#232;gne les 17 et 22 janvier, au sein de deux transports de pr&#232;s de 2 000 d&#233;tenus qui vident alors Royallieu de la majorit&#233; de ses intern&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; L'appartenance &#224; un groupe de r&#233;sistance constitue le motif d'arrestation de plus d'un Fran&#231;ais sur deux entr&#233;s ce jour-l&#224; &#224; Mauthausen, la participation &#224; la r&#233;ception d'armes parachut&#233;es arrivant en t&#234;te des actes r&#233;prim&#233;s. La Vend&#233;e et les Deux-S&#232;vres figurent parmi les d&#233;partements les plus repr&#233;sent&#233;s : le 21 septembre 1943, cinq membres de Cohors-Asturies sont ainsi arr&#234;t&#233;s &#224; La Chapelle-Th&#233;mer et &#224; Sainte-Hermine, tandis que, le 25 octobre, c'&#233;tait au tour d'Aizenay et ses environs de subir les affres de la r&#233;pression. Dans les Deux-S&#232;vres, l'Organisation Civile et Militaire est frapp&#233;e suite &#224; la d&#233;couverte de d&#233;p&#244;ts d'armes, alors que, dans la Sarthe, plusieurs agents du r&#233;seau Pascal Buckmaster sont arr&#234;t&#233;s dans la derni&#232;re semaine de d&#233;cembre 1943 suite au parachutage d'armes du 24 du mois &#224; Montreuil-le-Ch&#233;tif. &#192; leurs c&#244;t&#233;s, des membres de l'Organisation de R&#233;sistance de l'Arm&#233;e, arr&#234;t&#233;s lors de l'op&#233;ration allemande visant l'&#233;tat-major de la 13e division militaire, cours Sablon &#224; Clermont-Ferrand, ainsi qu'&#224; Romagnat, au si&#232;ge de l'inspection g&#233;n&#233;rale du mat&#233;riel install&#233;e au ch&#226;teau de Bezance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Au cours de l'op&#233;ration, le chef r&#233;gional, le lieutenant-colonel Boutet est (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Loin derri&#232;re les r&#233;sistants, sont pr&#233;sents des hommes arr&#234;t&#233;s dans le cadre d'op&#233;rations de repr&#233;sailles perp&#233;tr&#233;es par les autorit&#233;s allemandes, notamment &#224; Nantua (Ain) le 14 d&#233;cembre 1943, suite &#224; une action de la r&#233;sistance locale contre des collaborateurs, ou bien encore sur le territoire des communes de Barsac, Pontaix, Sainte-Croix et Vercheny (Dr&#244;me) le 27 d&#233;cembre, en r&#233;ponse &#224; un attentat commis contre un train de troupes allemandes quelques jours auparavant. &#192; la fin de ce m&#234;me mois, Annecy et Sainte-Eustache (Haute-Savoie) subissent quant &#224; elles les cons&#233;quences des meurtres de trois soldats allemands par le Corps Franc Simon, tandis que de nombreux hommes sont arr&#234;t&#233;s le 16 janvier &#224; Mussidan (Dordogne) par des agents du SD de P&#233;rigueux et de Limoges.&lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s avoir subi les formalit&#233;s d'usage, les 471 Fran&#231;ais sont dirig&#233;s vers la quarantaine o&#249; ils ne restent souvent que peu de temps : d&#232;s le 8 mars, 185 prennent la direction de Steyr dans un transfert de 400 &lt;i&gt;H&#228;ftlinge&lt;/i&gt; ; le lendemain, 38 &#233;taient conduits &#224; Ebensee, en compagnie notamment de plusieurs ex-otages, arriv&#233;s au camp en 1943, ayant fait l'objet d'exp&#233;riences m&#233;dicales au &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; 16 de Mauthausen&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Parmi lesquels Paul Tillard et Jean Laffitte notamment.' id='nh6-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le 11 mars, 41 Fran&#231;ais rejoignaient certains de leurs compatriotes affect&#233;s &#224; Gusen. Transf&#233;r&#233;s au b&#233;n&#233;fice des firmes &lt;i&gt;Steyr Daimler-Puch AG&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Messerschmitt&lt;/i&gt;, ils allaient participer notamment &#224; la production du chasseur &#224; r&#233;action &lt;i&gt;Me 262&lt;/i&gt;. Le m&#234;me jour, douze autres Fran&#231;ais prenaient le chemin du &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Leibnitz-Graz avec 288 autres d&#233;tenus. Le 25 mars, quand arrivait &#224; Mauthausen le premier transport direct de Compi&#232;gne de l'ann&#233;e 1944, pr&#232;s de 300 Fran&#231;ais, arriv&#233;s un mois auparavant, avaient d&#233;j&#224; quitt&#233; le camp central. Par la suite, une partie des d&#233;tenus affect&#233;s &#224; Steyr le 8 mars 1944 est retransf&#233;r&#233;e au camp central, d&#232;s mars-avril pour une quinzaine d'hommes, le 16 ao&#251;t pour 26 autres, la majorit&#233; est ensuite dirig&#233;e sur Gusen, le plus souvent en 1945. Les 12, 17, 20 et 28 mars, 29 hommes quittent Steyr pour le plus grand &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Mauthausen, suivis les 6 et 7 avril par 25 et 16 compatriotes.&lt;br class='autobr' /&gt; &#192; la lib&#233;ration, 227 des 471 Fran&#231;ais immatricul&#233;s dans les 53-54000 sont d&#233;c&#233;d&#233;s et 38 autres allaient mourir dans les jours, quelquefois dans les mois, qui suivent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Le premier d&#233;c&#233;d&#233; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; est Maurice Defly, mort en Suisse, &#224; (...)' id='nh6-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Plus du tiers des d&#233;c&#232;s ant&#233;rieurs &#224; la lib&#233;ration eut pour cadre le camp central. Le 28 f&#233;vrier, On&#233;sime Jolly d&#233;c&#233;dait, marquant le d&#233;but d'une s&#233;rie conduisant &#224; la disparition des plus faibles, et, le 20 mars 1944, 42 d&#233;port&#233;s Fran&#231;ais arriv&#233;s moins d'un mois plus t&#244;t &#233;taient d&#233;j&#224; morts. Pr&#232;s de 50 d&#233;tenus sont ainsi d&#233;c&#233;d&#233;s entre le 25 f&#233;vrier et la fin du mois d'avril, nombre auquel il faut ajouter une partie des d&#233;tenus gaz&#233;s &#224; Hartheim, officiellement entre le 12 juin et le 2 d&#233;cembre 1944, les listes de morts et les registres &#233;tant antidat&#233;s dans le cas de ces d&#233;c&#232;s. Le nombre plus important qu'&#224; l'ordinaire de d&#233;tenus d&#233;c&#233;d&#233;s rapidement apr&#232;s leur d&#233;portation laisse &#224; penser qu'un tri a pu &#234;tre op&#233;r&#233; &#224; Buchenwald et que les 500 d&#233;tenus transf&#233;r&#233;s &#224; Mauthausen ont peut-&#234;tre &#233;t&#233; choisis parmi les plus faibles. Apr&#232;s ces d&#233;c&#232;s pr&#233;coces, le nombre de morts chute fortement &#224; compter du mois de juin avant de conna&#238;tre une recrudescence pendant l'hiver, suivant la tendance g&#233;n&#233;rale de l'accroissement de la mortalit&#233;. Pour les survivants, le retour s'effectue le plus souvent le 19 mai 1945, date &#224; laquelle ils sont conduits au centre de rapatriement parisien de l'h&#244;tel Lutetia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb6-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au cours de l'op&#233;ration, le chef r&#233;gional, le lieutenant-colonel Boutet est arr&#234;t&#233;. Il est fusill&#233; le 10 mai 1944 par les Allemands. Son fr&#232;re, Henri, d&#233;port&#233; depuis Nancy &#224; Natzweiler le 19 ao&#251;t 1944 est transf&#233;r&#233; de ce camp &#224; Dachau, avant d'arriver &#224; Mauthausen le 16 septembre 1944. Il meurt &#224; Melk le 8 janvier 1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-2' class='spip_note' title='Notes 6-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Parmi lesquels Paul Tillard et Jean Laffitte notamment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6-3' class='spip_note' title='Notes 6-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le premier d&#233;c&#233;d&#233; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; est Maurice Defly, mort en Suisse, &#224; Schuls, le 30 avril apr&#232;s avoir &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; de Mauthausen par la Croix-Rouge internationale. La majorit&#233; des d&#233;c&#232;s post-lib&#233;ration ont lieu au mois de mai (28 hommes), souvent sans qu'ils n'aient &#233;t&#233; pris en charge m&#233;dicalement autrement que par leur co-d&#233;tenus, et seuls quatre Fran&#231;ais sont d&#233;c&#233;d&#233;s apr&#232;s leur retour sur le sol national, en juin et en juillet 1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les d&#233;port&#233;s arr&#234;t&#233;s apr&#233;s les d&#233;barquements</title>
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&lt;p&gt;Le 6 juin 1944, les Alli&#233;s d&#233;clenchaient l'op&#233;ration &#171; Overlord &#187; et d&#233;barquaient sur les c&#244;tes normandes, ouvrant un front &#224; l'Ouest et obligeant progressivement l'Allemagne nazie &#224; reculer. Le 15 ao&#251;t, les forces franco-am&#233;ricaines posaient &#233;galement le pied sur le sol proven&#231;al. La France s'appr&#234;tait &#224; conna&#238;tre ses derniers mois d'occupation, marqu&#233;s tout &#224; la fois par l'intensification de la R&#233;sistance, le renforcement de la lutte entre les groupes de maquisards toujours plus nombreux, et les forces (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 juin 1944, les Alli&#233;s d&#233;clenchaient l'op&#233;ration &#171; Overlord &#187; et d&#233;barquaient sur les c&#244;tes normandes, ouvrant un front &#224; l'Ouest et obligeant progressivement l'Allemagne nazie &#224; reculer. Le 15 ao&#251;t, les forces franco-am&#233;ricaines posaient &#233;galement le pied sur le sol proven&#231;al. La France s'appr&#234;tait &#224; conna&#238;tre ses derniers mois d'occupation, marqu&#233;s tout &#224; la fois par l'intensification de la R&#233;sistance, le renforcement de la lutte entre les groupes de maquisards toujours plus nombreux, et les forces allemandes bien d&#233;cid&#233;es &#224; mener jusqu'au bout leurs actions r&#233;pressives. Pas plus que les arrestations, les d&#233;barquements ne mettent fin aux d&#233;portations vers le Reich, lesquelles subissent des r&#233;organisations rendues n&#233;cessaires par l'&#233;volution de la position de l'Allemagne nazie sur le sol fran&#231;ais qui lui &#233;chappe inexorablement, l'obligeant &#224; stopper les d&#233;parts depuis la r&#233;gion parisienne et &#224; op&#233;rer depuis la province dans un cercle toujours plus restreint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mauthausen n'est pas directement concern&#233; par ces derniers convois organis&#233;s depuis la province, qui sont dirig&#233;s vers Natzweiler, Schirmeck et Dachau. Les 2 et 4 septembre 1944, 5 518 d&#233;tenus de Natzweiler sont &#233;vacu&#233;s vers Dachau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Robert STEEGMANN, Struthof. Le KL Natzweiler et ses kommandos : une (...)' id='nh7-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; alors que nombre de d&#233;tenus de ce m&#234;me camp sont dirig&#233;s dans un convoi de 2 100 hommes vers Mauthausen le 14 septembre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-2' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD, 26 P 1138 et 1141.' id='nh7-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le surlendemain, ils y re&#231;oivent des matricules dans la s&#233;rie des 97 500-99 600. Parmi les 784 Fran&#231;ais arriv&#233;s ce jour-l&#224; en Autriche, 428 ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s post&#233;rieurement au d&#233;barquement en Normandie et tous &#224; l'exception de sept hommes ont &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s depuis la province. Parmi eux se trouvent 117 rescap&#233;s du transport rest&#233; dans les m&#233;moires sous le nom de &#171; Train fant&#244;me &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-3' class='spip_note' rel='appendix' title='En raison du parcours particuli&#232;rement sinueux emprunt&#233; par le convoi qui (...)' id='nh7-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; parti de Toulouse le 30 juillet avant de rejoindre Bordeaux, o&#249; l'ont rejoint la majorit&#233; des Fran&#231;ais arriv&#233;s par la suite &#224; Mauthausen&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Au moins 75 hommes.' id='nh7-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Parmi eux, 85 avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s peu de temps avant le d&#233;part du convoi, souvent dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du mois de juillet, en Gironde, mais &#233;galement dans les Landes et en Dordogne. Les r&#233;sistants sont ici majoritaires. On trouve notamment des agents des r&#233;seaux Buckmaster arr&#234;t&#233;s avec des membres d'autres organisations lors du d&#233;mant&#232;lement des groupes du bassin d'Arcachon, des membres du r&#233;seau Hunter arr&#234;t&#233;s le 19 juin &#224; Libourne et le 12 juillet &#224; Bordeaux ainsi que des agents de Lib&#233;ration Nord, dont le chef r&#233;gional Georges Bonnac, arr&#234;t&#233; dans le cadre de l'enqu&#234;te men&#233;e suite aux r&#233;v&#233;lations de l'agent allemand Andr&#233; Grandcl&#233;ment&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Patrice MIANNAY, op. cit., p. 146-148. Philippe SOULEAU, &#171; Affaire (...)' id='nh7-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; leurs c&#244;t&#233;s, des Fran&#231;ais arr&#234;t&#233;s pour des motifs divers, parmi lesquels quelques rafl&#233;s, &#224; l'image de six habitants de l'H&#244;pital-Saint-Blaise (64) arr&#234;t&#233;s en repr&#233;sailles des agissements du Corps-Franc Pommi&#232;s le 27 juin 1944. Les d&#233;port&#233;s de ce convoi sont les seuls avec ceux partis de Besan&#231;on le 31 ao&#251;t &#224; ne pas avoir transit&#233; par Natzweiler avant d'arriver &#224; Dachau. Le 11 ao&#251;t 1944, un transport &#8211; le dernier au d&#233;part de Lyon &#8211; compos&#233; de d&#233;port&#233;s de r&#233;pression et de d&#233;port&#233;s de pers&#233;cution partant dans des wagons s&#233;par&#233;s, quitte la gare de Lyon-Perrache avant d'&#234;tre s&#233;par&#233;s en deux convois et de prendre des directions diff&#233;rentes &#224; la fronti&#232;re allemande, les juifs &#233;tant conduits &#224; Auschwitz. 23 d'entre eux seront &#233;vacu&#233;s &#224; Mauthausen en janvier 1945 avec notamment une quinzaine d'autres issus du dernier convoi de Drancy parti le 31 juillet. Les d&#233;port&#233;s de r&#233;pression de ce convoi ont quant &#224; eux &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s majoritairement dans les d&#233;partements de l'Is&#232;re et du Rh&#244;ne pour r&#233;sistance, aide au maquis ou lors d'actions de repr&#233;sailles des Allemands, et arrivent &#224; Natzweiler le 18 ao&#251;t 1944. Le lendemain p&#233;n&#232;trent dans ce m&#234;me camp les hommes d&#233;port&#233;s depuis les villes de La Rochelle, Nancy et Ch&#226;lons-sur-Marne dans le cadre de l'&#233;vacuation progressive des prisons fran&#231;aises par les autorit&#233;s allemandes. Alors que les d&#233;tenus issus de La Rochelle et de Ch&#226;lons-sur-Marne sont peu nombreux &#224; franchir les portes de Mauthausen &#224; la mi-septembre (respectivement 11 et 7 hommes, dont 9 et 5 ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s post&#233;rieurement au 6 juin 1944), 45 des 264 hommes de Nancy y sont intern&#233;s. Parmi ces derniers, presque tous arr&#234;t&#233;s entre la fin juin et le d&#233;but du mois d'ao&#251;t, les r&#233;sistants ne sont plus majoritaires et sont devanc&#233;s par les victimes d'actions de repr&#233;sailles op&#233;r&#233;es en Meurthe-et-Moselle &#224; la fin juin, ou bien encore &#224; Clermont-en-Argonne dans le d&#233;partement de la Meuse le 30 juillet, lendemain de l'attaque d'un convoi allemand par des maquisards de la r&#233;gion. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ces op&#233;rations de repr&#233;sailles s'intensifient &#224; mesure que les forces allemandes reculent et r&#233;pondent aux attaques de plus en plus appuy&#233;es des groupes de maquis. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s ces multiples entr&#233;es le 19 ao&#251;t, de nouveaux transports arrivent &#224; Natzweiler en provenance de Dijon les 23 et 26 ao&#251;t et, &#224; cette m&#234;me date, du fort Hatry de Belfort. Si les d&#233;port&#233;s partis de Dijon ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s pour la plupart en Sa&#244;ne-et-Loire et en C&#244;te-d'Or, parmi ceux de Belfort se trouvaient des Jurassiens, mais aussi et surtout des hommes issus des d&#233;partements bretons et de Loire-inf&#233;rieure, r&#233;gion dont les prisons avaient &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;es vers ce fort &#224; proximit&#233; imm&#233;diate du Reich, qui allait d&#233;sormais faire fonction de lieu de transit. Le 30 ao&#251;t arrive &#224; Natzweiler un convoi parti 10 jours plus t&#244;t de Clermont-Ferrand, rejoint sur la route par des d&#233;tenus de la prison d'Epinal notamment. Si certains hommes qui le composent &#233;taient arr&#234;t&#233;s depuis de d&#233;j&#224; plusieurs mois, les membres d'organisations de r&#233;sistance, mais aussi et surtout les maquisards et leurs soutiens fraichement tomb&#233;s entre les mains des Allemands en constituent l'essentiel. Ces d&#233;port&#233;s sont originaires des r&#233;gions du Centre (et notamment l'Auvergne) et de l'Est de la France, zones o&#249; les forces allemandes sont encore activement pr&#233;sentes. Le 31 ao&#251;t, un dernier convoi part de zone occup&#233;e en direction de Natzweiler, quelques jours seulement avant que celui-ci ne se vide de la majorit&#233; de ses d&#233;tenus transf&#233;r&#233;s &#224; Dachau. Ce transport de 79 hommes est exclusivement compos&#233; d'habitants de Pexonne (Meurthe-et-Moselle) arr&#234;t&#233;s le dimanche 27 ao&#251;t. Ce jour-l&#224;, apr&#232;s avoir rassembl&#233; toute la population du village sur la place de l'&#233;glise, les Allemands ont emmen&#233; avec eux tous les hommes dans la force de l'&#226;ge. &#171; Cette op&#233;ration aurait &#233;t&#233; ordonn&#233;e par la Gestapo qui recherchait un poste &#233;metteur fonctionnant dans la r&#233;gion. Les Allemands regroupent la totalit&#233; des hommes valides &#226;g&#233;s de moins de 45 ans, en repr&#233;sailles des agissements des maquis environnants. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Note de renseignements des renseignements g&#233;n&#233;raux de Nancy du 19 f&#233;vrier (...)' id='nh7-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le poste est finalement retrouv&#233; quelques jours plus tard, au domicile de l'institutrice de Neufmaisons, qui est fusill&#233;e par les Allemands en m&#234;me temps que le maire de Pexonne et sept autres hommes dont les corps sont d&#233;couverts en for&#234;t de Grammont &#224; 14 heures le 4 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D'autres d&#233;port&#233;s arr&#234;t&#233;s apr&#232;s les d&#233;barquements arrivent plus tardivement &#224; Mauthausen. Le 30 novembre notamment, une dizaine sont achemin&#233;s depuis Belfort, Mailly (Sa&#244;ne-et-Loire), Chamblay (Jura) ou Meximieux (Ain) o&#249; plusieurs FFI cantonn&#233;s dans le ch&#226;teau furent fait prisonniers apr&#232;s un combat contre les Allemands, vers la prison de Sarrebruck avant d'&#234;tre intern&#233;s &#224; Frankfurt-am-Main o&#249; certains sont arriv&#233;s directement. En janvier 1945, dans les convois d'&#233;vacuation d'Auschwitz, aux c&#244;t&#233;s d'une majorit&#233; de d&#233;port&#233;s juifs se trouvaient des hommes d&#233;port&#233;s &#224; Dachau et transf&#233;r&#233;s &#224; Auschwitz les 2 et 24 novembre 1944&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-7' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD, Da 6/4, Transportliste du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, (...)' id='nh7-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Leur parcours de d&#233;portation est diff&#233;rent de celui des Fran&#231;ais d&#233;port&#233;s &#224; l'&#233;t&#233; 1944 et qui avaient &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s depuis les prisons situ&#233;s sur tout le territoire fran&#231;ais &#224; Dachau, le plus souvent via Natzweiler. Apr&#232;s l'&#233;vacuation de ce camp vers Dachau au d&#233;but du mois de septembre, c'est le camp de Schirmeck qui prend le relais et les hommes arr&#234;t&#233;s tardivement sur les derni&#232;res portions de territoire non encore lib&#233;r&#233;es y sont d&#233;sormais achemin&#233;s pendant tout les mois de septembre et octobre. Leur pr&#233;sence &#224; Schirmeck n'est que de courte dur&#233;e et ils sont redirig&#233;s p&#233;riodiquement vers Dachau. L'essentiel de ces hommes sont originaires du d&#233;partement des Vosges et ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s lors d'op&#233;rations allemandes contre les maquis de la r&#233;gion, notamment &#224; Grandrupt le 7 septembre ou &#224; Anould le 21 octobre, mais aussi et surtout de victimes de repr&#233;sailles de la part des autorit&#233;s allemandes en raison des agissements de ces m&#234;mes maquis, comme ce fut le cas &#224; Charmes le 5 septembre, &#224; Senones un mois plus tard, &#224; &#201;tival-Clairfontaine le 19 octobre ou bien encore &#224; Provench&#232;res-sur-Fave quelques jours plus tard. &lt;br class='autobr' /&gt; Enfin, quelques Fran&#231;ais arr&#234;t&#233;s apr&#232;s le 6 juin 1944 se trouvent dans le transport d'&#233;vacuation arriv&#233; &#224; Mauthausen le 15 f&#233;vrier 1945 en provenance de Gross Rosen, mais &#233;galement dans les deux convois arriv&#233;s de Sachsenhausen les 16 et 26 f&#233;vrier de cette m&#234;me ann&#233;e. Parmi ces derniers se trouvent notamment dix hommes dont neuf ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en Seine-et-Marne au Perreux le 25 ao&#251;t 1944, jour de la lib&#233;ration de Paris, en repr&#233;sailles apr&#232;s l'attaque d'une voiture allemande par des FFI au rond-point Plaisance. Gard&#233;s &#224; Meaux, ils arrivent le 31 ao&#251;t &#224; Sarrebruck Neue Bremm avant d'&#234;tre conduits le 4 septembre &#224; Sachsenhausen. Ils sont immatricul&#233;s &#224; Mauthausen en compagnie d'une dizaine de rescap&#233;s du &#171; Train de Loos &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Yves LE MANER, Le &#171; Train de Loos &#187;. Le grand drame de la d&#233;portation dans le (...)' id='nh7-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; arr&#234;t&#233;s &#224; l'&#233;t&#233; dans les d&#233;partements du Nord et du Pas-de-Calais d&#233;port&#233;s depuis la gare de Tourcoing le 1er septembre et arriv&#233;s &#224; Sachenhausen le 7, apr&#232;s avoir transit&#233; par la prison de Cologne.&lt;br class='autobr' /&gt; Avec ces transports d'&#233;vacuation de camps situ&#233;s &#224; la port&#233;e imm&#233;diate de l'Arm&#233;e rouge qui ne cesse d'avancer sur le front Est, entrent &#224; Mauthausen entre septembre 1944 et f&#233;vrier 1945 plus de 600 personnes arr&#234;t&#233;es apr&#232;s les d&#233;barquements sur le sol fran&#231;ais qui allaient quant &#224; eux permettre la lib&#233;ration des territoires de l'Ouest. Terminus principal des &#171; marches de la mort &#187; en raison de sa position g&#233;ographique qui en fait le camp le plus &#233;loign&#233; des fronts, Mauthausen est rapidement d&#233;bord&#233; par ces d&#233;tenus arrivant de toutes parts. Leur pr&#233;sence au camp central ne sera dans la plupart des cas que de courte dur&#233;e : l'essentiel des d&#233;tenus arriv&#233;s de Dachau le 16 septembre repartent vers Melk d&#232;s le 21 dans un important transfert de 1080 d&#233;tenus, quelques autres prenant le chemin d'Ebensee dans un convoi de 700 hommes tandis que quelques dizaines seront inclus dans les convois en partance pour Gusen les 19 et 29 septembre. C'est &#233;galement vers ces trois Kommandos que sont achemin&#233;s les hommes &#233;vacu&#233;s d'Auschwitz et de Sachsenhausen, une partie de ces derniers &#233;tant &#233;galement dirig&#233;e le 23 mars vers Amstetten. Si les d&#233;port&#233;s arriv&#233;s en janvier et f&#233;vrier ont connu des destins variables, le taux de d&#233;c&#232;s des &#233;vacu&#233;s de Dachau s'av&#232;re particuli&#232;rement important. Rapidement dirig&#233;s &#224; Melk apr&#232;s un internement de courte dur&#233;e sur le sol fran&#231;ais, le contraste entre la libert&#233; qui &#233;tait si proche et le contexte d'un camp &#224; l'aube de l'hiver o&#249; le ravitaillement manque cruellement sans que la charge de travail soit en diminution et o&#249; les places les moins dures sont d&#233;j&#224; prises, fait des ravages. Peu nombreux sont ceux qui rentreront en France en 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb7-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-1' class='spip_note' title='Notes 7-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Robert STEEGMANN, Struthof. &lt;i&gt;Le KL Natzweiler et ses kommandos : une n&#233;buleuse concentrationnaire des deux c&#244;t&#233;s du Rhin, 1941-1945&lt;/i&gt;, Strasbourg, La Nu&#233;e Bleue, 2005, p. 159.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-2' class='spip_note' title='Notes 7-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD, 26 P 1138 et 1141.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-3' class='spip_note' title='Notes 7-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En raison du parcours particuli&#232;rement sinueux emprunt&#233; par le convoi qui n'arrive que le 28 ao&#251;t &#224; Dachau. &lt;a href=&#034;http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-4' class='spip_note' title='Notes 7-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au moins 75 hommes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-5' class='spip_note' title='Notes 7-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrice MIANNAY, op. cit., p. 146-148. Philippe SOULEAU, &#171; Affaire Grandcl&#233;ment &#187; in Fran&#231;ois MARCOT (dir.), &lt;i&gt;Dictionnaire historique de la R&#233;sistance&lt;/i&gt;, pp. 772-773.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-6' class='spip_note' title='Notes 7-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Note de renseignements des renseignements g&#233;n&#233;raux de Nancy du 19 f&#233;vrier 1963 se trouvant dans le dossier de demande de titre de d&#233;port&#233; politique de Georges Chailly, d&#233;port&#233; &#224; Natzweiler, Dachau et Neuengamme, d&#233;c&#233;d&#233; sur le Cap Arcona dans la baie de Lubeck.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-7' class='spip_note' title='Notes 7-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD, Da 6/4, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 24 novembre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7-8' class='spip_note' title='Notes 7-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Yves LE MANER, &lt;i&gt;Le &#171; Train de Loos &#187;. Le grand drame de la d&#233;portation dans le Nord-Pas-de-Calais&lt;/i&gt;, Yves Le Maner, 2003, 264 p&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les &#233;vacu&#233;s d'Auschwitz-Birkenau</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 12 janvier 1945 d&#233;bute la grande offensive de l'Arm&#233;e Rouge visant &#224; une d&#233;faite rapide de l'Allemagne nazie, l'objectif &#233;tant la prise de Berlin dans un d&#233;lai de 45 jours. Il devenait urgent pour les autorit&#233;s allemandes de prendre une d&#233;cision quant au sort des d&#233;tenus d'Auschwitz, &#224; quelques jours seulement de l'arriv&#233;e des troupes russes en vue de celui-ci. La responsabilit&#233; des camps et de leurs d&#233;tenus et, par l&#224; m&#234;me, la charge des &#233;vacuations &#233;ventuelles, revenaient aux hauts grad&#233;s SS de la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 12 janvier 1945 d&#233;bute la grande offensive de l'Arm&#233;e Rouge visant &#224; une d&#233;faite rapide de l'Allemagne nazie, l'objectif &#233;tant la prise de Berlin dans un d&#233;lai de 45 jours. Il devenait urgent pour les autorit&#233;s allemandes de prendre une d&#233;cision quant au sort des d&#233;tenus d'Auschwitz, &#224; quelques jours seulement de l'arriv&#233;e des troupes russes en vue de celui-ci. La responsabilit&#233; des camps et de leurs d&#233;tenus et, par l&#224; m&#234;me, la charge des &#233;vacuations &#233;ventuelles, revenaient aux hauts grad&#233;s SS de la police de chaque district. Pour la Sil&#233;sie, le d&#233;l&#233;gu&#233; d'Himmler &#233;tait Heinrich Schmauser, qui re&#231;ut, vraisemblablement &#224; la mi-janvier 1945, l'ordre d'&#233;vacuer tous les bien-portants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir Daniel BLATMAN, Les marches de la mort, Paris, Fayard, 2009, pp. (...)' id='nh8-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; C'est ainsi que des milliers de d&#233;tenus, juifs pour la plupart, arriv&#232;rent &#224; Mauthausen entre le 25 janvier et le 2 f&#233;vrier 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 25 janvier arrivait &#224; Mauthausen le premier convoi d'&#233;vacuation en provenance de Pologne, transport qui fut num&#233;riquement le plus important puisque 5 714 d&#233;tenus furent immatricul&#233;s entre les num&#233;ros 116 502 et 122 214&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-2' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD, 26 P 1139 et 26 P 1142.' id='nh8-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le 28 et le 30 janvier, 813 et 324 hommes recevaient des matricules entre les 122 571 et 123 383 pour les premiers, de 123 574 &#224; 123 600 et de 124 801 &#224; 125 097 pour les seconds, qui ont &#233;t&#233; immatricul&#233;s en deux groupes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-3' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD, 26 P 1139 et 26 P 1142 et 1140 et 1143.' id='nh8-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; alors que chaque jour de cette fin janvier 1945 voyait arriver son flot de d&#233;tenus. Le 2 f&#233;vrier 1945, le dernier convoi d'&#233;vacuation arriva en Autriche avec 725 d&#233;tenus provenant d'Auschwitz, et pour certains plus particuli&#232;rement de Monowitz et de Sosnowitz, et ils re&#231;urent des num&#233;ros entre les 125156 et 125880. Par la suite, quelques hommes furent encore immatricul&#233;s au camp central, notamment les 6, 8, 12, 23 et 24 f&#233;vrier 1945. Ils &#233;taient loin de repr&#233;senter la totalit&#233; de ceux qui avaient quitt&#233; la Pologne quelques semaines plus t&#244;t, tant les conditions de transport furent difficiles dans la rigueur du climat continental de l'hiver 1945, comme en t&#233;moigne Robert Bloch le 5 juillet 1945 lorsqu'il est entendu par le Service de recherches des crimes de guerre ennemis : &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; On a parl&#233; d'&#233;vacuer le camp, ce qui ne s'est pas fait tout de suite. On nous a fait attendre encore une huitaine de jours ; alors que nous nous imaginions que nous ne pourrions plus passer, on nous a &#233;vacu&#233;s, une nuit, avec un froid de moins vingt degr&#233;s dans des wagons &#224; bestiaux. [&#8230;] Il y eut des cas de folie, on se battait, on tombait les uns sur les autres. Personnellement, je suis de nouveau parti en wagon sanitaire avec quelques paillasses, comme pour mon d&#233;part pour Auschwitz. J'avais eu l'ordre d'emmener tous les m&#233;dicaments et tous les pansements. Au bout de trois jours, nous sommes arriv&#233;s au camp de Mauthausen avec &#224; peu pr&#232;s une centaine de cadavres dans le train qu'il nous fallut prendre avec nous car nous devions avoir le m&#234;me nombre de t&#234;tes tant au d&#233;part qu'&#224; l'arriv&#233;e. Une fois &#224; Mauthausen, les valides sont mont&#233;s au camp &#224; pied. Quant &#224; ceux qui &#233;taient dans le wagon sanitaire, on les chargea sur des camions et jamais on ne les a revus. Les morts, eux, ont &#233;t&#233; empil&#233;s sur un grand camion &#224; benne pour &#234;tre transport&#233;s au cr&#233;matoire. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-4' class='spip_note' rel='appendix' title='AN F/9/5577, proc&#232;s-verbal d'audition de Robert Bloch par le lieutenant-colonel' id='nh8-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Parmi ces transports se trouvaient plusieurs centaines de Fran&#231;ais dont les deux tiers &#233;taient des juifs d&#233;port&#233;s dans le cadre de la Solution finale, essentiellement depuis Drancy. &#192; Mauthausen, les juifs d&#233;port&#233;s de France ont pour la plupart &#233;t&#233; enregistr&#233;s comme Fran&#231;ais, alors que la consultation des dossiers de demande de titre de d&#233;port&#233; politique ou r&#233;sistant ainsi que des dossiers de r&#233;gularisation d'&#233;tat-civil permet de constater que 36 % d'entre eux &#233;taient en r&#233;alit&#233; de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re (polonaise pour la plupart). Parmi ces &#233;trangers se trouvaient notamment plusieurs dizaines d'hommes arr&#234;t&#233;s &#224; Paris le 14 mai 1941 lors de l'op&#233;ration connue sous le nom de rafle du &#171; billet vert &#187; en raison de la couleur de la convocation re&#231;ue par des milliers de juifs &#233;trangers pour &#171; examen de situation &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir Serge KLARSFELD, Le calendrier de la pers&#233;cution des juifs en France, (...)' id='nh8-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Intern&#233;s &#224; Pithiviers et Beaune-la-Rolande, ils sont d&#233;port&#233;s &#224; Auschwitz en juin 1942. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la plupart des 120 juifs partis de France en 1942 par la suite enregistr&#233;s comme Fran&#231;ais &#224; Mauthausen &#233;taient en r&#233;alit&#233; des &#233;trangers, comme la majorit&#233; des juifs partis de France cette ann&#233;e-l&#224;, en vertu d'un accord du 2 juillet 1942 entre Ren&#233; Bousquet, Oberg et Knochen dans lequel le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral &#224; la police et repr&#233;sentant du gouvernement fran&#231;ais avait obtenu que les juifs fran&#231;ais ne soient pas incorpor&#233;s dans les convois de d&#233;portation en &#233;change de son aide dans l'arrestation des juifs &#233;trangers. L'&#233;tude des dossiers individuels a permis de confirmer la nationalit&#233; fran&#231;aise pour seulement 37 % des d&#233;tenus en provenance d'Auschwitz immatricul&#233;s comme juifs fran&#231;ais. La majorit&#233; d'entre eux avait &#233;t&#233; d&#233;port&#233;e de France, de Drancy essentiellement, en 1943, mais aussi et surtout en 1944, le convoi n&#176; 61 parti de la gare de Bobigny le 28 octobre 1943, et plus encore le n&#176; 70 du 27 mars 1944, &#233;tant les plus repr&#233;sent&#233;s. Enfin, dans plus d'un quart des cas, la nationalit&#233; r&#233;elle du d&#233;port&#233; n'a pu &#234;tre d&#233;termin&#233;e avec pr&#233;cision, en raison de l'absence d'informations individuelles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Le taux de demande de titre de d&#233;port&#233; politique ou r&#233;sistant ou de mention (...)' id='nh8-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais &#233;galement de la pratique par le gouvernement de Vichy de la r&#233;vision des naturalisations accord&#233;es depuis 1927, en vertu d'une loi du 22 juillet 1940&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Un texte du 10 ao&#251;t 1927 facilitait l'accession &#224; la nationalit&#233; (...)' id='nh8-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Au total, 511 d&#233;tenus en provenance d'Auschwitz ont &#233;t&#233; port&#233;s dans les registres du camp de Mauthausen comme &#171; Franz Jude &#187;, ou plus rarement comme &#171; demi-juifs &#187; (&lt;i&gt;Halbjude&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Mischling&lt;/i&gt;) ou juif apatride.&lt;br class='autobr' /&gt; Minoritaires au sein de ces convois, les non-juifs n'en sont pas moins pr&#233;sents, parmi lesquels 348 Fran&#231;ais. Il s'agit essentiellement d'hommes transf&#233;r&#233;s &#224; Auschwitz les 2 et 24 novembre 1944 depuis Dachau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-8' class='spip_note' rel='appendix' title='SHD Da 6/4, Transportliste du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, Transportliste (...)' id='nh8-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; o&#249; la plupart &#233;tait arriv&#233;e dans les derniers convois partis de France &#224; l'&#233;t&#233; 1944, mais &#233;galement des &#233;vacu&#233;s de Natzweiler et de Schirmeck&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Parmi les hommes d&#233;port&#233;s &#224; Schirmeck se trouvent 71 Vosgiens arr&#234;t&#233;s &#224; la fin (...)' id='nh8-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Sont &#233;galement pr&#233;sents 18 rescap&#233;s du &#171; convoi des 45000 &#187; parti de Compi&#232;gne en direction d'Auschwitz le 6 juillet 1942&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-10' class='spip_note' rel='appendix' title='Claudine CARDON-HAMET, Mille otages pour Auschwitz. Le convoi du 6 juillet (...)' id='nh8-10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Enfin, pour 67 Fran&#231;ais, Mauthausen n'&#233;tait pas un lieu inconnu puisqu'ils y avaient &#233;t&#233; intern&#233;s pr&#233;c&#233;demment, avant, pour la plupart, d'&#234;tre dirig&#233;s sur le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; du Loibl Pass d'o&#249; ils avaient &#233;t&#233; ramen&#233;s au camp central dans un transport de 280 d&#233;tenus le 17 novembre. Tous avaient &#233;t&#233; dirig&#233;s &#224; Auschwitz le 1er d&#233;cembre 1944 dans le transport comprenant 1 112 hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Apr&#232;s leur arriv&#233;e &#224; Mauthausen, les d&#233;tenus aptes au travail sont rapidement dirig&#233;s vers les camps annexes. D&#232;s le 29 janvier, deux transports de 2 000 hommes, dont la plupart &#233;taient arriv&#233;s seulement quatre jours auparavant, sont achemin&#233;s sur Melk et Ebensee, tandis que le 16 f&#233;vrier, un autre groupe &#233;tait dirig&#233; sur Gusen. C'est &#233;galement vers ce Kommando que furent conduits la plupart de ceux qui avaient &#233;t&#233; immatricul&#233;s &#224; Mauthausen &#224; la fin janvier 1945, sans que l'on ait retrouv&#233; la liste de leur transfert, mais &#233;galement les hommes arriv&#233;s le 2 f&#233;vrier, dirig&#233;s sur ce m&#234;me camp annexe les 1er, 7, 15 et 21 mars pour la plupart. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi les nouveaux arrivants, 95&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-11' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous avons la certitude que 51 sont fran&#231;ais.' id='nh8-11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont &#233;t&#233; rapidement redirig&#233;s vers d'autres camps. Quelques jours apr&#232;s leur arriv&#233;e &#224; la fin du mois de janvier, 53 hommes &#233;taient redirig&#233;s sur le camp de Neuengamme avant, pour certains, de rejoindre le mouroir de Bergen Belsen. Si le destin de nombre d'entre eux n'a pu &#234;tre d&#233;termin&#233;, on imagine ais&#233;ment que peu ont surv&#233;cu au vu des distances parcourues en si peu de jours dans le froid et presque sans nourriture, mais &#233;galement en raison des conditions de survie jamais atteintes dans les camps surpeupl&#233;s et de plus en plus incapables de nourrir les d&#233;tenus qui s'y trouvaient. Le 13 f&#233;vrier, 41 d&#233;tenus enregistr&#233;s comme Fran&#231;ais qui avaient pr&#233;c&#233;demment &#233;t&#233; conduits &#224; Gusen furent dirig&#233;s sur Gr&#246;ditz. Le dernier transf&#233;r&#233; partit pour Dachau le 14 mars 1945.&lt;br class='autobr' /&gt; Sur les 728 hommes rest&#233;s au sein du complexe concentrationnaire dont nous connaissons le destin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8-12' class='spip_note' rel='appendix' title='35 situations sont demeur&#233;es inconnues.' id='nh8-12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, plus de 53 % n'ont pas revu la France. Le dernier transport arriv&#233; le 2 f&#233;vrier devait &#234;tre celui contenant le plus de malades si l'on en juge par le taux plus faible que dans les autres convois de d&#233;tenus achemin&#233;s vers les Kommandos ainsi que le nombre important de d&#233;c&#232;s dont certains sont survenus tr&#232;s rapidement. Pour les autres, les conditions de vie particuli&#232;rement effroyables s&#233;vissant &#224; Gusen et &#224; Melk et l'obligation, pour les d&#233;tenus de ce dernier Kommando, de subir une nouvelle &#233;vacuation en direction d'Ebensee pour la majorit&#233;, ont eu raison de la r&#233;sistance de nombre d'entre eux m&#234;me si, globalement, ce sont les hommes partis le 29 janvier en direction de ces deux derniers camps annexes qui ont le mieux tenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignage : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hom&#232;re FONTENEAU, &lt;i&gt;Le long chemin. Le sort de 29 otages d&#233;port&#233;s, convoi du 25 juin 1943.&lt;/i&gt; T&#233;moignage, Jonzac, Hom&#232;re-Fonteneau, 2003 (1&#232;re &#233;d. 1978), 168 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb8-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-1' class='spip_note' title='Notes 8-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Daniel BLATMAN, &lt;i&gt;Les marches de la mort&lt;/i&gt;, Paris, Fayard, 2009, pp. 94-95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-2' class='spip_note' title='Notes 8-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD, 26 P 1139 et 26 P 1142.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-3' class='spip_note' title='Notes 8-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD, 26 P 1139 et 26 P 1142 et 1140 et 1143.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-4' class='spip_note' title='Notes 8-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AN F/9/5577, proc&#232;s-verbal d'audition de Robert Bloch par le lieutenant-colonel Badin, d&#233;l&#233;gu&#233; pour la r&#233;gion parisienne du service de recherches des crimes de guerre ennemis, 5.7.1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-5' class='spip_note' title='Notes 8-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Serge KLARSFELD, &lt;i&gt;Le calendrier de la pers&#233;cution des juifs en France, 1940-1944&lt;/i&gt;, Paris, Les fils et les filles de d&#233;port&#233;s juifs en France et The Beate Klarsfeld Foundation, 1993, pp. 69 et Serge KLARSFELD, &lt;i&gt;Vichy-Auschwitz. Le r&#244;le de Vichy dans la solution finale de la question juive en France, 1942&lt;/i&gt;, Paris, Fayard, 1983, p. 15 et 19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-6' class='spip_note' title='Notes 8-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le taux de demande de titre de d&#233;port&#233; politique ou r&#233;sistant ou de mention mort pour la France est bien plus faible pour les d&#233;port&#233;s de pers&#233;cution en comparaison des d&#233;port&#233;s de r&#233;pression, notamment parce que dans nombre de cas, ce sont des familles enti&#232;res qui avaient &#233;t&#233; extermin&#233;es et qu'il ne restait personne pour faire reconna&#238;tre les droits des disparus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-7' class='spip_note' title='Notes 8-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un texte du 10 ao&#251;t 1927 facilitait l'accession &#224; la nationalit&#233; fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-8' class='spip_note' title='Notes 8-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;SHD Da 6/4, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 2 novembre 1944 et 6/4 et 6/5, &lt;i&gt;Transportliste&lt;/i&gt; du 24 novembre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-9' class='spip_note' title='Notes 8-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Parmi les hommes d&#233;port&#233;s &#224; Schirmeck se trouvent 71 Vosgiens arr&#234;t&#233;s &#224; la fin de l'&#233;t&#233; et &#224; l'automne 1944 dans les derni&#232;res portions de territoires fran&#231;ais encore occup&#233;es par les Allemands. Sur ces transports, on pourra lire Henry CLOGENSON et Paul LE GOUPIL, &lt;i&gt;M&#233;morial des fran&#231;ais non-juifs d&#233;port&#233;s &#224; Auschwitz, Birkenau, Monowitz. Ces 45000 tatou&#233;s oubli&#233;s de l'Histoire&lt;/i&gt;, 171 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-10' class='spip_note' title='Notes 8-10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claudine CARDON-HAMET, &lt;i&gt;Mille otages pour Auschwitz. Le convoi du 6 juillet 1942 dit des &#171; 45000 &#187;&lt;/i&gt;, Paris, Graphein/FMD, 2000 (1&#232;re &#233;dition 1995), 570 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-11' class='spip_note' title='Notes 8-11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous avons la certitude que 51 sont fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8-12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8-12' class='spip_note' title='Notes 8-12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;35 situations sont demeur&#233;es inconnues.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;port&#233;s sous le sigle Nuit et Brouillard</title>
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		<description>&lt;p&gt;En construction&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En construction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1941, les trois textes qui composent le d&#233;cret Keitel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le mar&#233;chal Wilhelm Keitel &#233;tait chef de l'Oberkommando der Wehrmacht (Haut (...)' id='nh9-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pr&#233;sentent le cadre de la proc&#233;dure &#171; &lt;i&gt;Nacht und Nebel&lt;/i&gt; &#187;. Le premier, dat&#233; du 7 d&#233;cembre, expose les directives (&lt;i&gt;Richtlinien&lt;/i&gt;) d'application du d&#233;cret qui pr&#233;voyait la d&#233;portation d'hommes et de femmes ayant commis des actes constituant une menace pour la puissance occupante et pour lesquels une condamnation &#224; mort rapide ne pouvait &#234;tre obtenue avec certitude. Les tribunaux militaires de zone occup&#233;e devaient alors se dessaisir des dossiers au profit d'une juridiction civile ou militaire du Reich. Ce premier texte est suivi, le 12 d&#233;cembre, d'une note d'accompagnement et de la premi&#232;re ordonnance d'application. Ce tournant de la politique r&#233;pressive allemande dans les territoires occup&#233;s de l'ouest s'explique par l'essor de la r&#233;sistance &#224; l'occupant, suite &#224; la rupture du pacte germano-sovi&#233;tique qui marque l'entr&#233;e en guerre de l'URSS, entrainant du m&#234;me coup le d&#233;clenchement de la lutte arm&#233;e, et aux difficult&#233;s grandissantes des autorit&#233;s allemandes &#224; endiguer les actes pouvant nuire &#224; sa s&#233;curit&#233;. Entrent dans le cadre du d&#233;cret les attentats aux personnes, le sabotage, l'espionnage, les men&#233;es communistes, la d&#233;tention d'armes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Y compris les armes de chasse &#224; compter de l'ordonnance d'application du 16 (...)' id='nh9-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'aide &#224; l'ennemi et la fomentation de troubles. D&#233;port&#233;s en Allemagne vers des prisons de pr&#233;vention, les d&#233;tenus devaient, par la suite, &#234;tre jug&#233;s par les juridictions comp&#233;tentes. Par l'ordonnance du 7 f&#233;vrier 1942, le &lt;i&gt;Sondergericht &lt;/i&gt; (tribunal sp&#233;cial) de Cologne avait &#233;t&#233; choisi pour juger les affaires de NN de France, Dortmund s'occupant des ressortissants de Belgique et des d&#233;partements du Nord et du Pas-de-Calais, rattach&#233;s au commandement militaire allemand de Bruxelles le 18 juin 1940. Suite aux bombardements de la r&#233;gion rh&#233;nane par l'aviation alli&#233;e en 1943&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-3' class='spip_note' rel='appendix' title='complexe p&#233;nitentiaire de Klingelputz, si&#232;ge du tribunal de Cologne, est (...)' id='nh9-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un transfert de comp&#233;tences de la Rh&#233;nanie &#224; la Sil&#233;sie s'op&#232;re et les tribunaux de Breslau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Wroclaw en polonais.' id='nh9-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et d'Essen sont d&#233;sormais en charge des dossiers des NN. En attendant leur jugement, les d&#233;tenus sont intern&#233;s dans des prisons pr&#233;ventives &#224; proximit&#233; du tribunal s'occupant de leur affaire, parfois pour de longues dur&#233;es, voire ind&#233;finiment, en raison de l'engorgement des juridictions. Une fois jug&#233;s, les chemins des condamn&#233;s diff&#232;rent selon qu'il s'agit d'hommes ou de femmes et de la condamnation, &#224; une peine de prison (&lt;i&gt;Gef&#228;ngnis&lt;/i&gt;) pouvant aller de 1 &#224; 12 ans, ou aux travaux forc&#233;s (&lt;i&gt;Zuchthaus&lt;/i&gt;). Il s'agit l&#224; des cas entrant dans le cadre strict de la proc&#233;dure telle qu'elle a &#233;t&#233; d&#233;finie par le d&#233;cret Keitel. Pour d'autres, l'adjonction du sigle se fera plus tard, alors qu'ils se trouvaient d&#233;j&#224; sur le sol allemand. Il s'agit de d&#233;tenus d&#233;j&#224; condamn&#233;s en France, d&#233;port&#233;s depuis les prisons de Fresnes, La Sant&#233; ou Aix-la-Chapelle, alors plac&#233;es sous l'autorit&#233; de la &lt;i&gt;Wehrmacht&lt;/i&gt;, vers des centres de d&#233;tention allemands, sans qu'il soit question de les rejuger. Condamn&#233;s pour des actes tombant sous le coup du d&#233;cret, ils sont par la suite &#171; rattach&#233;s &#187; &#224; la proc&#233;dure au cours de leur internement. D'autres d&#233;tenus, jug&#233;s en Allemagne, font &#233;galement l'objet de cette assimilation &#224; une proc&#233;dure dans le cadre de laquelle ils n'avaient pu &#234;tre d&#233;port&#233;s, leur d&#233;part en Allemagne &#233;tant ant&#233;rieur au d&#233;cret. Il s'agit d'hommes et de femmes arr&#234;t&#233;s dans le cadre de deux grandes op&#233;rations de l'&lt;i&gt;Abwehr&lt;/i&gt;, connues sous le nom de Porto et Continent, dont le &#171; rattachement &#187; intervient en octobre 1942. Les camps de concentration ne jouent, dans un premier temps, aucun r&#244;le, que l'on se place dans le cadre strict de la proc&#233;dure &lt;i&gt;Nacht und Nebel&lt;/i&gt; ou dans les cas de rattachements post&#233;rieurs &#224; celle-ci. Le 30 juillet 1944, le d&#233;cret &#171; Terreur et sabotage &#187; marque la fin de la proc&#233;dure et, le 2 septembre suivant, la &lt;i&gt;Wehrmacht&lt;/i&gt; donne son accord pour le transfert &#224; la Gestapo des NN jusque l&#224; sous son autorit&#233;, entrainant du m&#234;me coup leur internement en camp de concentration sans qu'ils perdent la qualit&#233; de NN. Les femmes prennent alors le chemin de Ravensbr&#252;ck &#224; l'automne 1944 alors que les intern&#233;s de Sonnenburg, lieu de d&#233;tention de nombre des hommes NN, sont dirig&#233;s sur Sachsenhausen &#224; la mi-novembre. Mauthausen n'est concern&#233; par ce changement qu'indirectement et tardivement, en raison de la d&#233;cision prise par les autorit&#233;s allemandes de transf&#233;rer en Autriche une partie des d&#233;tenus de camps situ&#233;s &#224; proximit&#233; des fronts. Les 16 et 26 f&#233;vrier, 260 et 132 hommes, dont une quarantaine sont &#233;tiquet&#233;s NN, sont achemin&#233;s &#224; Mauthausen depuis le KL de la banlieue berlinoise. Le 7 mars suivant, 570 Fran&#231;aises franchissent les portes du camp central. Parmi elles se trouvent plus de 250 femmes d&#233;port&#233;es dans le cadre strict de la proc&#233;dure NN ou, plus fr&#233;quemment, rattach&#233;es par la suite &#224; celle-ci. Alors que le sigle NN n'a pas constitu&#233; un crit&#232;re de choix des d&#233;tenus dans l'organisation des convois d'&#233;vacuation de Sachsenhausen, il est celui qui a &#233;t&#233; retenu dans le cas de Ravensbr&#252;ck.&lt;br class='autobr' /&gt; Si Mauthausen n'est concern&#233; qu'&#224; la marge par les transferts de ces NN, il constitue, en revanche, le c&#339;ur de la politique r&#233;pressive de nouvelles cat&#233;gories de NN qu'il n'est cette fois-ci nullement question de juger. &#192; la fin du mois d'avril 1942, le &lt;i&gt;Milit&#228;rbefehlshaber in Belgien und Nordfrankreich&lt;/i&gt; (MBB)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Commandement militaire allemand pour la Belgique et le nord de la (...)' id='nh9-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, imit&#233; &#224; l'automne par son homologue pour la France occup&#233;e, d&#233;cide de l'ajournement de la &#171; politique des otages &#187; face &#224; l'hostilit&#233; grandissante des populations, sans toutefois leur &#244;ter leur statut particulier. &#201;chappant &#224; l'ex&#233;cution, choix est fait de les d&#233;porter selon une proc&#233;dure particuli&#232;re garantissant le secret sur leur sort. C'est dans ce contexte qu'un premier transport quitte, le 4 juin 1942, la citadelle d'Huy, r&#233;serve d'otages du MBB, pour Aix-la-Chapelle avant de prendre le chemin de Mauthausen o&#249; les d&#233;port&#233;s sont immatricul&#233;s le 20 juin. &#171; Entre ce premier transport et le mois de juillet 1943, 167 otages du Nord-Pas-de-Calais sont extraits des prisons belges de Louvain et de Huy pour &#234;tre dirig&#233;s vers l'Autriche. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Laurent THIERY, &#171; Les sp&#233;cificit&#233;s de la r&#233;pression dans le Nord-Pas-de-Calais, (...)' id='nh9-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ils sont parmi les premiers Fran&#231;ais &#224; &#234;tre immatricul&#233;s &#224; Mauthausen, dans la s&#233;rie des 10 000 pour ceux arriv&#233;s en juin 1942, dans les 12 000 et 13 000 pour les immatricul&#233;s de l'automne, les arrivants du mois de novembre recevant des num&#233;ros dans les 14 000. Au d&#233;but du printemps 1943, un processus identique est appliqu&#233; pour les otages de la r&#233;gion parisienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-7' class='spip_note' rel='appendix' title='On lira l'article de Serge Choumoff : &#171; Il y a quarante ans, l'ex&#233;cution de (...)' id='nh9-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui sont d&#233;port&#233;s depuis la gare de l'Est, les 25, 27 mars et 1er avril, en trois transports compos&#233;s de d&#233;tenus extraits de Fresnes et de Romainville. 144 des 166 hommes concern&#233;s &#233;taient de nationalit&#233; fran&#231;aise. Apr&#232;s un arr&#234;t &#224; Tr&#234;ves, ils arrivent &#224; Mauthausen, les 27 et 29 mars et le 3 avril 1943, et sont immatricul&#233;s dans la s&#233;rie des 25 000&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-8' class='spip_note' rel='appendix' title='&#192; cette date, 17 otages fran&#231;ais du Nord-Pas-de-Calais sont immatricul&#233;s en (...)' id='nh9-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Leur d&#233;portation fait suite &#224; une d&#233;cision du 30 ao&#251;t 1942&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-9' class='spip_note' rel='appendix' title='CDJC, XLV-a46.' id='nh9-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'un responsable de la SS en France stipulant que, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, le nombre d'otages du fort de Romainville ne pouvait &#234;tre sup&#233;rieur &#224; 200 et qu'&#224; compter de ce seuil, ils devaient &#234;tre d&#233;port&#233;s comme NN. Le 11 d&#233;cembre, une nouvelle note&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-10' class='spip_note' rel='appendix' title='CDJC, XLV-58.' id='nh9-10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; venait pr&#233;ciser que, comme les ex&#233;cutions d'otages n'&#233;taient plus &#224; l'ordre du jour, une partie de ceux-ci devait &#234;tre d&#233;port&#233;s comme &lt;i&gt;Sch&#252;tzh&#228;ftlinge&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-11' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;tenus de s&#233;curit&#233;.' id='nh9-11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; III, donc &#224; Mauthausen, seul camp de cette cat&#233;gorie. L'utilisation d&#233;tourn&#233;e du sigle NN est justifi&#233;e dans la note du 30 ao&#251;t pr&#233;c&#233;demment mentionn&#233;e, les &lt;i&gt;S&#252;hnepersonen&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-12' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Victimes expiatoires &#187;, terme qui remplace celui d'otage (Geisel) au (...)' id='nh9-12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; appartenant &#171; en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale aux cercles de personnes qui tombent sous le coup du d&#233;cret &lt;i&gt;Nacht und Nebel&lt;/i&gt; &#187;. Ce constat se v&#233;rifie par l'&#233;tude des motifs d'arrestation. Parmi les d&#233;port&#233;s des deux premiers transports partis de r&#233;gion parisienne se trouvent les principaux membres du d&#233;tachement Valmy&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-13' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean-Marc Berli&#232;re et Franck Liaigre, Liquider les tra&#238;tres. La face cach&#233;e (...)' id='nh9-13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, bras arm&#233; du Parti communiste charg&#233; de &#171; liquider les tra&#238;tres &#187;, mais &#233;galement des r&#233;seaux de renseignements F2 et Gloria-SMH d&#233;nonc&#233;s par &#171; La Chatte &#187;, agent double au service des Allemands, ou bien encore des r&#233;sistants parisiens et bordelais affili&#233;s &#224; la Confr&#233;rie Notre-Dame-Castille. Quant aux d&#233;port&#233;s du Nord-Pas-de-Calais, il s'agit exclusivement de r&#233;sistants et de militants communistes.&lt;br class='autobr' /&gt; Ces transports d'otages marquent le d&#233;but du d&#233;tournement par la Gestapo de la proc&#233;dure Nuit et Brouillard telle qu'elle avait &#233;t&#233; d&#233;finie par la &lt;i&gt;Wehrmacht&lt;/i&gt;. La r&#233;cup&#233;ration du sigle, marquant du sceau du secret la d&#233;portation des d&#233;tenus concern&#233;s, allait prendre de l'ampleur &#224; partir de l'&#233;t&#233; suivant quand, apr&#232;s un an et demi d'application, le cadre strict de la proc&#233;dure Nuit et Brouillard vole en &#233;clat lorsque &#171; en juin 1943, la police (RSHA) du IIIe Reich annonce, &#224; la grande surprise et indignation des juristes de la Wehrmacht, qu'elle a cr&#233;&#233; une nouvelle cat&#233;gorie de NN, et qu'il y aura d&#233;sormais des NN &#171; &#8216;nouvelle mani&#232;re&#700; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-14' class='spip_note' rel='appendix' title='Joseph de la Martini&#232;re, Le d&#233;cret et la proc&#233;dure Nacht und Nebel, 2e (...)' id='nh9-14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Extraits des prisons de Fresnes et de Romainville, puis de Compi&#232;gne lorsque le fort devient un centre de d&#233;tention exclusivement f&#233;minin au d&#233;but de l'ann&#233;e 1944, ils prennent le chemin de l'Allemagne dans des wagons de voyageurs de 3e classe. Auparavant, leurs dossiers avaient &#233;t&#233; examin&#233;s et class&#233;s parmi les trois cat&#233;gories de &lt;i&gt;Schutzh&#228;ftlinge&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-15' class='spip_note' rel='appendix' title='Celles-ci sont mentionn&#233;es sur le registre du fort de Romainville, AN (...)' id='nh9-15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Arriv&#233;s au camp de Sarrebruck Neue Bremm, les d&#233;tenus sont r&#233;achemin&#233;s vers d'autres camps du syst&#232;me concentrationnaire nazi, selon leur classification, les &lt;i&gt;Schutzh&#228;ftlinge &lt;/i&gt; III prenant tous le chemin de Mauthausen. Entre le 27 ao&#251;t 1943 et le 29 avril 1944, Mauthausen voit arriver seize groupes, d'importances diverses de moins de 100 d&#233;tenus, en provenance de Sarrebruck Neue Bremm, parmi lesquels se trouvent 520 Fran&#231;ais. L'&#233;tude des motifs d'arrestation atteste de l'organisation d'une d&#233;portation cibl&#233;e des d&#233;tenus les plus dangereux en direction de l'Autriche, la majorit&#233; des hommes ayant &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s pour un acte de r&#233;sistance &#224; l'ennemi. Parmi eux, 38 % &#233;taient affili&#233;s &#224; des organisations non communistes, essentiellement tourn&#233;es vers l'espionnage ou le renseignement (Johnny, Gloria-SMH et Marco-Polo notamment). La place occup&#233;e dans les organisations a jou&#233; un r&#244;le important dans la d&#233;cision de placement en &lt;i&gt;Schutzhaft&lt;/i&gt; III. Ainsi, la plupart des chefs de groupes arr&#234;t&#233;s sont d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen. Parmi eux, le chef de Marc-France, Pierre Moreau ; le responsable de l'Arm&#233;e des Volontaires, Andr&#233; M&#233;resse, d&#233;port&#233; avec ses adjoints Raymond Chanel et Andr&#233; Allainmat ; Pierre Mabille, qui se trouvait &#224; la t&#234;te du r&#233;seau Manipule, ou bien encore Georges Loustaunau-Lacau, fondateur du r&#233;seau Alliance. Mentionnons &#233;galement la pr&#233;sence, parmi ces NN, de Jacques Legrand et de Paul Guivante de Saint-Gast, respectivement chefs de Gloria-SMH et de Marco-Polo, ou bien encore de Jacques Renouvin, chef des Groupes Francs de Combat, qui est d&#233;port&#233; en compagnie de r&#233;sistants ayant tent&#233; de le faire &#233;vader de Fresnes suite &#224; son arrestation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9-16' class='spip_note' rel='appendix' title='On lira le livre de Claude ANTOINE, L'Angoisse de l'aube. L'odyss&#233;e de Maurice (...)' id='nh9-16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Au sein de ces transports, les communistes font jeu &#233;gal avec les r&#233;sistants d'autres tendances. Nombre d'entre eux &#233;taient affili&#233;s aux FTP, la participation &#224; la lutte arm&#233;e constituant un facteur d&#233;terminant dans le placement en &lt;i&gt;Schutzhaft&lt;/i&gt; III. Pour les hommes de la branche politique, c'est le crit&#232;re de la condamnation qui a &#233;t&#233; retenue, la peine de 10 ans de travaux forc&#233;s constituant la fronti&#232;re entre d&#233;portation simple et NN de 3e cat&#233;gorie. Enfin, les hommes arr&#234;t&#233;s en possession d'armes dans le cadre de la lutte contre l'occupant sont prioritairement d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen. C'est ainsi que dix maquisards, faits prisonniers lors de combats les opposant aux forces allemandes, sont inscrits sur les listes de d&#233;parts, alors que les membres de maquis de formation ou de &#171; maquis-refuges &#187; se trouvent d&#233;port&#233;s au sein de grands transports. Il est par ailleurs significatif que les 209 femmes &#171; NN-Gestapo &#187;, arriv&#233;es &#224; Mauthausen de Ravensbr&#252;ck le 7 mars 1945, pr&#233;sentent un profil similaire &#224; celui de leurs homologues masculins.&lt;br class='autobr' /&gt; Le 14 septembre 1944, 784 Fran&#231;ais, dont plusieurs dizaines de NN, quittent Dachau pour Mauthausen o&#249; ils arrivent deux jours plus tard. D&#233;port&#233;s entre la fin de l'ann&#233;e 1943 et l'&#233;t&#233; 1944 depuis les prisons parisiennes &#224; Natzweiler, qui re&#231;oit des NN de France au m&#234;me titre que Sarrebruck avant de le supplanter compl&#232;tement au printemps 1944, leur entr&#233;e &#224; Mauthausen est le r&#233;sultat de l'&#233;vacuation du camp alsacien &#224; Dachau au d&#233;but du mois de septembre 1944. Le profil des 18 % d'hommes concern&#233;s diff&#232;re de celui de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs : 32 % ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s pour d&#233;tention d'armes et les membres de groupes de r&#233;sistance ne sont plus issus des cercles dirigeants, tandis que les communistes ne repr&#233;sentent plus que 16 % de l'effectif contre pr&#232;s de 40 % dans les convois provenant de Sarrebruck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Minoritaires parmi les Fran&#231;ais d&#233;port&#233;s &#224; Mauthausen, la pr&#233;sence des NN n'en est pas moins significative quant &#224; la place toute particuli&#232;re qu'ils occupent au sein des politiques r&#233;pressives des autorit&#233;s allemandes en France occup&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adeline Lee&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb9-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-1' class='spip_note' title='Notes 9-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le mar&#233;chal Wilhelm Keitel &#233;tait chef de l'&lt;i&gt;Oberkommando der Wehrmacht&lt;/i&gt; (Haut commandement de la Wehrmacht).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-2' class='spip_note' title='Notes 9-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Y compris les armes de chasse &#224; compter de l'ordonnance d'application du 16 avril 1942.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-3' class='spip_note' title='Notes 9-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;complexe p&#233;nitentiaire de Klingelputz, si&#232;ge du tribunal de Cologne, est fortement touch&#233; lors du bombardement de la ville le 3 juillet 1943.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-4' class='spip_note' title='Notes 9-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wroclaw en polonais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-5' class='spip_note' title='Notes 9-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Commandement militaire allemand pour la Belgique et le nord de la France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-6' class='spip_note' title='Notes 9-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laurent THIERY, &#171; Les sp&#233;cificit&#233;s de la r&#233;pression dans le Nord-Pas-de-Calais, &#8216;zone rattach&#233;e' au Commandement militaire allemand de Bruxelles &#187;, in Bernard GARNIER, Jean-Luc LELEU, Jean QUELLIEN (dir.), La r&#233;pression en France, 1940-1945, Caen, CRHQ, 2007 (dir.), La r&#233;pression en France, 1940-1945, Caen, CRHQ, 2007, p. 137.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-7' class='spip_note' title='Notes 9-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On lira l'article de Serge Choumoff : &#171; Il y a quarante ans, l'ex&#233;cution de 116 otages le 21 septembre 1942 &#187;, in &lt;i&gt;Le Monde juif&lt;/i&gt;, la Revue du Centre de Documentation Juive Contemporaine, octobre-d&#233;cembre 1982, n&#176; 108, pp. 151-159, mais &#233;galement l'ouvrage de Thomas Fontaine, &lt;i&gt;Les oubli&#233;s de Romainville, un camp allemand en France, 1940-1944&lt;/i&gt;, Paris, Tallandier, 2005. On pourra &#233;galement se reporter &#224; la synth&#232;se propos&#233;e par Thomas Fontaine et Adeline Lee, &#171; Les arriv&#233;es de Fran&#231;ais et de d&#233;port&#233;s partis de France &#224; Mauthausen (1940-1945). Premi&#232;re synth&#232;se et pistes de travail &#187;, in Amicale de Mauthausen, &lt;i&gt;Regards crois&#233;s sur le camp de concentration nazi de Mauthausen. Archives &#8211; M&#233;moire &#8211; Histoire&lt;/i&gt;, Amicale de Mauthausen, coll. Cahiers de Mauthausen, 2010, pp. 18-46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-8' class='spip_note' title='Notes 9-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; cette date, 17 otages fran&#231;ais du Nord-Pas-de-Calais sont immatricul&#233;s en m&#234;me temps que les otages extraits deux jours auparavant du fort de Romainville auxquels ils avaient &#233;t&#233; joints en cours de route.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-9' class='spip_note' title='Notes 9-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CDJC, XLV-a46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-10' class='spip_note' title='Notes 9-10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CDJC, XLV-58.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-11' class='spip_note' title='Notes 9-11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;tenus de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-12' class='spip_note' title='Notes 9-12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Victimes expiatoires &#187;, terme qui remplace celui d'otage (Geisel) au printemps 1942.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-13' class='spip_note' title='Notes 9-13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Marc Berli&#232;re et Franck Liaigre, &lt;i&gt;Liquider les tra&#238;tres. La face cach&#233;e du PCF, 1941-1943&lt;/i&gt;, Paris, Robert Laffont, 2007, 511 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-14' class='spip_note' title='Notes 9-14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joseph de la Martini&#232;re, &lt;i&gt;Le d&#233;cret et la proc&#233;dure Nacht und Nebel&lt;/i&gt;, 2e &#233;dition, p. 47.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-15' class='spip_note' title='Notes 9-15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Celles-ci sont mentionn&#233;es sur le registre du fort de Romainville, AN F/9/5578.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9-16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9-16' class='spip_note' title='Notes 9-16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On lira le livre de Claude ANTOINE, &lt;i&gt;L'Angoisse de l'aube. L'odyss&#233;e de Maurice Antoine pendant la seconde guerre mondiale&lt;/i&gt;, La Fontaine de Silo&#233;, 1996, 270 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En construction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes d&#233;tenues &#224; Mauthausen</title>
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&lt;p&gt;LES FRAN&#199;AISES &#192; MAUTHAUSEN &lt;br class='autobr' /&gt;
Si, comme le souligne Michel Fabr&#233;guet, Mauthausen n'est pas un camp de femmes, quelques milliers, de diverses nationalit&#233;s, franchissent l'enceinte du camp central. Parmi elles, 577 Fran&#231;aises, dont 570 arrivent &#224; Mauthausen le 7 mars 1945 dans un convoi en provenance du camp de Ravensbr&#252;ck. Elles avaient &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es par deux Fran&#231;aises : Elom&#233;e Lalomont, arriv&#233;e le 27 janvier 1945 dans un convoi de 78 femmes (majoritairement Russes et Polonaises) immatricul&#233;es entre les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://monument-mauthausen.org/-EVENEMENTS-.html" rel="directory"&gt;LES &#201;V&#201;NEMENTS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LES FRAN&#199;AISES &#192; MAUTHAUSEN&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si, comme le souligne Michel Fabr&#233;guet, Mauthausen n'est pas un camp de femmes, quelques milliers, de diverses nationalit&#233;s, franchissent l'enceinte du camp central.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel FABR&#201;GUET, Mauthausen, camp de concentration national-socialiste en (...)' id='nh10-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Parmi elles, 577 Fran&#231;aises, dont 570 arrivent &#224; Mauthausen le 7 mars 1945 dans un convoi en provenance du camp de Ravensbr&#252;ck. Elles avaient &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es par deux Fran&#231;aises : Elom&#233;e Lalomont, arriv&#233;e le 27 janvier 1945 dans un convoi de 78 femmes (majoritairement Russes et Polonaises) immatricul&#233;es entre les num&#233;ros 971 et 1 048, et Odette Vercheire, qui est arriv&#233;e seule, le 20 f&#233;vrier 1945, et se voit attribuer le matricule 1 049. Pr&#233;cisons que ce bilan, effectu&#233; apr&#232;s consultation des divers dossiers individuels,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dossiers de demande de mention &#171; mort pour la France &#187;, dossiers de demande (...)' id='nh10-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent du nombre de femmes inscrites sur le registre original.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ma 7/4 : registre original des femmes, Division des Archives des Victimes (...)' id='nh10-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Certaines mentionn&#233;es Fran&#231;aises se sont r&#233;v&#233;l&#233;es &#234;tre d'une autre nationalit&#233;. &#192; l'inverse, Suzanne Busson, &#224; laquelle a &#233;t&#233; attribu&#233; le matricule 1 392, est mentionn&#233;e &#171; Po &#187; sur le registre, c'est-&#224;-dire Polonaise, alors qu'elle est Fran&#231;aise de naissance, ou encore Georgette Wasser, enregistr&#233;e comme Lorraine (&#171; Lothr. &#187;). Les Fran&#231;aises re&#231;oivent des matricules entre 1154 et 2855.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ces femmes, Mauthausen est l'aboutissement d'un parcours d'internement et de d&#233;portation plus ou moins long et complexe.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-4' class='spip_note' rel='appendix' title='En raison de la multiplicit&#233; des lieux d'internement par lesquels sont (...)' id='nh10-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Majoritairement d&#233;port&#233;es sous le sigle NN&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour les pr&#233;cisions concernant la proc&#233;dure NN, le rattachement &#224; la proc&#233;dure (...)' id='nh10-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, elles ont le plus souvent &#233;t&#233; extraites des centres d'internement de la r&#233;gion parisienne (Romainville et Fresnes principalement) pour &#234;tre dirig&#233;es vers Sarrebruck ou la prison d'Aix-la-Chapelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Les femmes condamn&#233;es par un tribunal militaire allemand en France (...)' id='nh10-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avant un transfert vers les prisons pr&#233;ventives de Cologne, Flussbach, Lauban ou Breslau. D'autres sont achemin&#233;es en Allemagne au sein de transports compos&#233;s de NN et de non-NN partant de Fresnes vers la prison de Karlsruhe. Pour les femmes arr&#234;t&#233;es dans les d&#233;partements du Nord et du Pas-de-Calais, plac&#233;s sous le commandement du MBB&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Milit&#228;rbefehlshaber in Belgien und Nordfrankreich : commandement militaire (...)' id='nh10-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les d&#233;parts se font essentiellement d'Arras ou de Lille. Apr&#232;s un transit en Belgique, &#224; la prison Saint-Gilles de Bruxelles, la plupart sont intern&#233;es dans les prisons d'Essen, Kreuzburg, Gross Strehlitz ou Gommern. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;cisons l'importance de la chronologie pour comprendre les choix des lieux d'internement en Allemagne pour les femmes destin&#233;es &#224; &#234;tre jug&#233;es. Ainsi, les transferts de comp&#233;tence entre les tribunaux en Allemagne expliquent souvent les parcours de d&#233;tention. Pour ne donner qu'un exemple, la ville de Cologne, si&#232;ge du tribunal comp&#233;tent pour juger les affaires des NN venant de France, est bombard&#233;e &#224; l'&#233;t&#233; 1943. S'ensuit un d&#233;placement g&#233;ographique vers Breslau, en Sil&#233;sie, et donc des transferts de d&#233;tenus des prisons de Cologne et Flussbach vers celles de Lauban et Breslau. Pour les femmes arr&#234;t&#233;es dans le Nord-Pas-de-Calais, c'est le tribunal d'Oppeln qui remplace le 29 f&#233;vrier 1944 celui d'Essen, situ&#233; lui aussi dans une r&#233;gion bombard&#233;e, entra&#238;nant le transfert de nombre de d&#233;tenues vers la prison de Gross Strehlitz. Par la suite, ces femmes sont intern&#233;es dans des prisons d'application de peines comme Anrath, L&#252;beck-Lauerhof ou Cottbus.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Nous avons pu retrouver 66 femmes intern&#233;es &#224; Lubeck-Lauerhof. 56 sont (...)' id='nh10-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si certaines rejoignent le camp de Ravensbr&#252;ck rapidement apr&#232;s leur transfert en Allemagne, d'autres n'arrivent qu'apr&#232;s l'abrogation de la proc&#233;dure &lt;i&gt;Nacht und Nebel &lt;/i&gt; en septembre 1944. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notons enfin la pr&#233;sence de 31 femmes d&#233;port&#233;es depuis Compi&#232;gne le 24 janvier 1943 et arriv&#233;es &#224; Auschwitz le 27.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Sur ce convoi, lire : Charlotte DELBO, Le convoi du 24 janvier, Les (...)' id='nh10-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La majorit&#233; arrive le 4 ao&#251;t 1944 au camp de Ravensbr&#252;ck, le 16 pour quelques-unes issues du &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Raisko&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-10' class='spip_note' rel='appendix' title='Raisko ou Rajsko, Kommando du KL Auschwitz.' id='nh10-10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ravensbr&#252;ck, les femmes NN &#233;taient regroup&#233;es au sein du &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; 32. D&#233;but mars 1945, l'ordre d'&#233;vacuation est donn&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Soudain un SS fit irruption dans le baraquement et l'ordre d'&#233;vacuer fut donn&#233;. En h&#226;te nous f&#251;mes oblig&#233;es de nous pr&#233;parer au d&#233;part. [&#8230;] Le lendemain, par groupes, nous d&#233;fil&#226;mes devant un bureau ; on y releva nos num&#233;ros, nous re&#231;&#251;mes des vivres pour trois jours et sortant du camp de Ravensbr&#252;ck, notre convoi fut dirig&#233; vers la halte de chemin de fer voisine du camp o&#249;, par un froid glacial, pendant plusieurs heures, nous attend&#238;mes le train. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-11' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;cit d'Anne-Marie Boumier contenu dans le dossier de demande de titre d'Anne (...)' id='nh10-11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transport qui devait durer trois jours n'arrive finalement &#224; Mauthausen que cinq jours plus tard, le 7 mars. En l'absence de liste de d&#233;part, il est impossible de savoir combien sont d&#233;c&#233;d&#233;es au cours du transport ou lors de la mont&#233;e au camp. Si Gis&#232;le Guillemot mentionne que dans son wagon, il n'y eut pas de victime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-12' class='spip_note' rel='appendix' title='Gis&#232;le GUILLEMOT, (Entre parenth&#232;ses), De Colombelles (Calvados) &#224; Mauthausen (...)' id='nh10-12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce ne saurait &#234;tre le cas pour tout le convoi. Nous n'avons pu retrouver la trace que d'une seule Fran&#231;aise, Isabelle Vibert, qui, selon plusieurs t&#233;moignages, serait d&#233;c&#233;d&#233;e au cours des quelques kilom&#232;tres s&#233;parant la gare de Mauthausen du camp. Si l'on en croit Madeleine Cormier, quatre autres &#171; n'eurent pas les forces suffisantes et furent abattues &#224; coups de revolver &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-13' class='spip_note' rel='appendix' title='Madeleine CORMIER, Une bordelaise martyre de la R&#233;sistance. Manon Cormier, (...)' id='nh10-13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formalit&#233;s subies &#224; l'arriv&#233;e sont les m&#234;mes que pour les hommes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous franchissons la porte. Les gardes nous rassemblent le long d'une b&#226;tisse puis nous ordonnent de nous d&#233;shabiller. Un mouvement de panique s'empare du cort&#232;ge. &#192; Ravensbr&#252;ck, des d&#233;tenues nous ont racont&#233; que les SS avaient fait b&#226;tir de fausses salles de douches (&#8230;) et qu'&#224; la place de l'eau, ils introduisaient du gaz mortel dans les tuyaux de canalisation. Nous regardons avec effroi la premi&#232;re centaine de femmes p&#233;n&#233;trer dans le b&#226;timent. [&#8230;] Mais alors que chacune se pr&#233;pare &#224; mourir, les premi&#232;res camarades entr&#233;es sortent du b&#226;timent, le visage paisible, v&#234;tues de cale&#231;ons et de chemises d'homme. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-14' class='spip_note' rel='appendix' title='Gis&#232;le GUILLEMOT et Samuel HUMEZ, R&#233;sistante, M&#233;moires d'une femme de la (...)' id='nh10-14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes dans leurs t&#233;moignages insistent sur ce point : &#171; Mauthausen est un camp d'Hommes &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-15' class='spip_note' rel='appendix' title='Gis&#232;le GUILLEMOT, (Entre parenth&#232;ses), De Colombelles (Calvados) &#224; Mauthausen (...)' id='nh10-15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Comme le souligne Suzanne Burdin, &#171; ce sont des hommes qui sont l&#224; pour nous surveiller, nous recevoir aux douches, assister &#224; notre d&#233;shabillage et op&#233;rer &#224; la s&#233;ance de d&#233;sinfection. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-16' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;moignage de Suzanne Burdin dans : AMICALE des DEPORTES de CLUNY, &#171; Le pire (...)' id='nh10-16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#192; la peur du gazage s'ajoute un fort sentiment d'humiliation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous sommes horriblement g&#234;n&#233;es, car &#224; Ravensbr&#252;ck, le service &#233;tait fait par des femmes et si nous nous &#233;tions souvent d&#233;shabill&#233;es devant les SS, cela nous importait peu, car nous ne les consid&#233;rions pas comme des humains. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-17' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, Toute une vie de r&#233;sistance, Boulogne-Billancourt,' id='nh10-17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, les effets qu'elles avaient en arrivant leur sont rendus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'apr&#232;s-midi, les sacs en papier contenant nos v&#234;tements reviennent de la d&#233;sinfection. Sur chacun, un num&#233;ro correspondant &#224; celui inscrit sur un carton distribu&#233; aux douches. [&#8230;]&lt;br class='autobr' /&gt;
Nouveau questionnaire d'identit&#233; : distribution de nouveaux num&#233;ros. Je suis le 2 807. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-18' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, op. cit., pp 138-139.' id='nh10-18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re s&#233;lection est alors op&#233;r&#233;e : celles jug&#233;es en trop mauvaise sant&#233; ou trop &#226;g&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-19' class='spip_note' rel='appendix' title='Les femmes de 50 ans et plus sont surrepr&#233;sent&#233;es au sein de ce transfert : (...)' id='nh10-19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont marqu&#233;es et isol&#233;es au &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; 16 de quarantaine tandis que les autres rejoignent les &lt;i&gt;Blocks&lt;/i&gt; 17 et 18 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; [&#8230;] Maman (&#8230;) est marqu&#233;e d'un &#171; K &#187; (&lt;i&gt;Krank&lt;/i&gt; ) sur la poitrine et le dos. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'&#233;tais pas malade mais je me suis fait inscrire comme telle afin de ne pas quitter Maman. Le regard du prisonnier qui m'inscrivait &#224; contrec&#339;ur aurait d&#251; me faire pressentir un danger. J'ai eu, en effet, un instant d'anxi&#233;t&#233;, mais pouvais-je quitter ma m&#232;re ? &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-20' class='spip_note' rel='appendix' title='Lettre d'Andr&#233;e Fran&#231;ois du 04/08/1945 au mari de madame Roz&#233; contenue dans le (...)' id='nh10-20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces Fran&#231;aises, au nombre de 67, sont envoy&#233;es le 17 mars 1945 &#224; Bergen-Belsen.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-21' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce sont 692 femmes et enfants, toutes nationalit&#233;s confondues, qui partent (...)' id='nh10-21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Parmi elles, 56 d&#233;c&#232;dent au cours du transport ou apr&#232;s leur arriv&#233;e au camp (dont huit apr&#232;s la lib&#233;ration le 15 avril 1945). Onze sont rapatri&#233;es, dont les s&#339;urs Gorrand, Jeanne et Lucile, ou bien encore Andr&#233;e Fran&#231;ois. Sur ces onze femmes, deux d&#233;c&#232;dent peu apr&#232;s le retour, en juin et septembre 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mi-mars, un &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de 495 femmes est form&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-22' class='spip_note' rel='appendix' title='La liste comprend 500 num&#233;ros de matricules mais certains apparaissent ray&#233;s (...)' id='nh10-22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, parmi lesquelles se trouvent 108 Fran&#231;aises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-23' class='spip_note' rel='appendix' title='Nos remerciements &#224; Andreas Baumgartner pour nous avoir fourni la liste (...)' id='nh10-23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quelques jours apr&#232;s, c'&#233;tait le 20 f&#233;vrier [sic ; le 20 mars en r&#233;alit&#233;], on est parties au travail &#224; Amstetten, &#224; la grande gare de triage bombard&#233;e par les 'forteresses volantes' am&#233;ricaines. Nous partions &#224; deux heures du matin, en train, on arrivait sur ce terrain o&#249; il fallait porter des poutres tr&#232;s lourdes, tirer les rails, c'&#233;tait &#233;puisant &#8230; (&#8230;). &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-24' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART de LAUWE, &#171; Les femmes &#224; Mauthausen &#187;, in Mauthausen, de la (...)' id='nh10-24'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gis&#232;le Guillemot &#233;voque un &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; d' &#171; une centaine de femmes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-25' class='spip_note' rel='appendix' title='Gis&#232;le GUILLEMOT, (Entre parenth&#232;ses), op. cit., p. 211' id='nh10-25'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, correspondant &#224; la premi&#232;re &#233;quipe, une seconde devant les relayer le lendemain :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En principe, cette &#233;quipe devait rentrer &#224; minuit, l'&#233;quipe de rel&#232;ve du jour suivant devait partir &#224; deux heures du matin. &#192; minuit, personne &#8230; elles ne rentrent pas &#8230; nous avons appris qu'elles avaient &#233;t&#233; bombard&#233;es &#8230; L&#224;-dessus, nous nous sommes r&#233;volt&#233;es &#8230; nous avons dit qu'on ne partirait pas, &#231;a a demand&#233; une certaine audace &#233;videmment &#8230; le Commandant est arriv&#233;, revolver &#224; la main : 'si vous ne partez pas, j'en abats dix tout de suite' &#8230; Malgr&#233; cet acte de r&#233;sistance, nous avons bien &#233;t&#233; oblig&#233;es de partir, nous sommes parties &#8230; (&#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au deuxi&#232;me relais, les SS ont d&#233;cid&#233; de ne plus nous envoyer, je pense pour deux raisons : notre travail &#233;tait inefficace (nous &#233;tions &#233;puis&#233;es et c'&#233;tait trop lourd pour nous) et les civils autrichiens commen&#231;aient &#224; nous apporter quelque linge et cela faisait tr&#232;s mauvais effet &#8230; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-26' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &#171; Les Femmes &#224; Mauthausen &#187;, op. cit., p. (...)' id='nh10-26'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet acte de r&#233;sistance spontan&#233;, sans lien avec les organisations clandestines du camp, n'est pas sans r&#233;sultat puisque les SS renoncent le lendemain &#224; envoyer les femmes &#224; Amstetten pour le deuxi&#232;me roulement. &#192; partir de ce moment, elles ne partent plus en &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; et demeurent pour quelque temps dans les &lt;i&gt;Blocks&lt;/i&gt; de quarantaine. Sur le registre original des femmes, trente-trois sont mentionn&#233;es comme &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233;es lors du bombardement dont douze Fran&#231;aises.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-27' class='spip_note' rel='appendix' title='Le registre original fait en r&#233;alit&#233; &#233;tat de 34 d&#233;c&#232;s lors de ce bombardement (...)' id='nh10-27'&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Selon Michel Fabr&#233;guet, ce sont plus d'une centaine de femmes qui auraient p&#233;ri au cours de ou suite &#224; ce bombardement.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-28' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel FABR&#201;GUET, op. cit., p. 184.' id='nh10-28'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;pisode d'Amstetten, les femmes ne partent plus en &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; et ne sont alors plus employ&#233;es que pour les t&#226;ches quotidiennes. Le 1er avril, sept Fran&#231;aises sont affect&#233;es &#224; l'&lt;i&gt;H&#228;ftlings Bekleidungskammer &lt;/i&gt; (&#171; magasin des v&#234;tements des d&#233;tenus &#187;), deux autres, sans mention de date, &#224; l'&lt;i&gt;Effektenkammer&lt;/i&gt; (&#171; chambre des effets &#187;). &#192; ces &lt;i&gt;Kommandos&lt;/i&gt; revenaient la collecte des effets personnels des d&#233;tenus ainsi que la gestion des tenues ray&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 avril, ce sont au moins trente-trois Fran&#231;aises sur les trente-sept que comptera ce &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; qui sont affect&#233;es &#224; l'atelier de couture (&lt;i&gt;Schneiderei&lt;/i&gt;), tandis que vingt-six rejoignent la buanderie (&lt;i&gt;W&#228;scherei&lt;/i&gt;). Enfin, &#224; des dates inconnues, quatre rejoignent &#224; le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Siedlungsbau&lt;/i&gt; (&#171; commando de construction de lotissement &#187;), deux l'&lt;i&gt;Arbeitseinsatz&lt;/i&gt; (&#171; service de mobilisation pour le travail &#187;), trois le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; du jardin (&lt;i&gt;G&#228;rtnerei&lt;/i&gt;) et dix le &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; de Frellerhof dont les attributions n'ont pu &#234;tre d&#233;finies avec pr&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, quarante-trois Fran&#231;aises rejoignent le &lt;i&gt;Revier&lt;/i&gt; le 7 avril 1945, deux le 12 et quatre le quatorze. Si parmi elles se trouvent nombre de femmes bless&#233;es lors du bombardement d'Amstetten, cinq au moins des arriv&#233;es du 7 avril sont consid&#233;r&#233;es comme faisant partie du personnel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-29' class='spip_note' rel='appendix' title='Anne-Marie Boumier, Ren&#233;e Hogge (infirmi&#232;re de profession), Huguette Escudi&#233;, (...)' id='nh10-29'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Difficile pourtant de dire combien sont affect&#233;es aux soins des malades et combien y sont r&#233;ellement soign&#233;es, &#224; lire Marie-Jos&#233; Chombart de Lauwe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon travail au &lt;i&gt;Revier&lt;/i&gt; (&#8230;) ne me laisse aucun temps libre. Je m'occupe, avec Marie-Elisa (Nordmann), de trente &#224; quarante malades. Je suis charg&#233;e plus particuli&#232;rement des soins, Marie-Elisa des toilettes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-30' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, Toute une vie de r&#233;sistance, op. cit., p. (...)' id='nh10-30'&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Marie-Jos&#233; Chombart de Lauwe est mentionn&#233;e comme ayant &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e au Revier le 7 avril sans qu'il soit pr&#233;cis&#233; qu'elle y ait &#233;t&#233; membre du personnel, le transfert de Marie-Elisa Nordmann n'est quant &#224; lui-m&#234;me pas mentionn&#233; sur le registre original des femmes. Les chiffres &#233;voqu&#233;s sont donc &#224; prendre comme des minimas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, les d&#233;tenues sont transf&#233;r&#233;es &#224; quelques kilom&#232;tres du camp central, apr&#232;s avoir descendu l'escalier de la carri&#232;re de Wiener Graben, &#224; la lisi&#232;re d'un bois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; (&#8230;) on nous a emmen&#233;es dans une esp&#232;ce de grange dans laquelle on a entass&#233; les trois &lt;i&gt;Blocks&lt;/i&gt;, avec les trois chefs de &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; (&#8230;) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-31' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &#171; Les Femmes &#224; Mauthausen &#187;, op. cit., p. (...)' id='nh10-31'&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 arrivent &#224; Mauthausen les premiers camions de la Croix-Rouge.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-32' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir la &#171; fiche &#233;v&#233;nement &#187; concernant les lib&#233;rations anticip&#233;es par la (...)' id='nh10-32'&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Au moins 469 Fran&#231;aises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-33' class='spip_note' rel='appendix' title='La situation de trois femmes nous est inconnue. Elles ne sont pas (...)' id='nh10-33'&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; quittent le camp le lendemain en direction de la Suisse. Au moins quatorze d'entre elles d&#233;c&#232;deront au cours de l'ann&#233;e 1945, soit dans les h&#244;pitaux suisses o&#249; elles &#233;taient en traitement, leur rapatriement &#233;tant jug&#233; impossible au vu de leur &#233;tat de sant&#233;, soit apr&#232;s leur retour des suites de souffrances endur&#233;es au cours de leur d&#233;portation. Le centre de rapatriement d'Annecy (Haute-Savoie) accueille la majorit&#233; des femmes jug&#233;es aptes &#224; poursuivre la route jusqu'en France : au moins 310 passent par ce centre de rapatriement, presque toutes entre le 25 et le 29 avril 1945. Quelques dizaines d'autres sont rapatri&#233;es par le centre d'Annemasse, &#233;galement en Haute-Savoie, majoritairement le 3 mai 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de ces femmes, majoritairement NN, est particulier &#224; plus d'un titre. Alors qu'en ces temps de fin de guerre, l'heure est &#224; l'&#233;vacuation des d&#233;tenus intern&#233;s dans les camps situ&#233;s &#224; proximit&#233; des fronts&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-34' class='spip_note' rel='appendix' title='Mauthausen accueille notamment des &#233;vacu&#233;s d'Auschwitz en janvier et f&#233;vrier (...)' id='nh10-34'&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sans qu'une attention particuli&#232;re soit g&#233;n&#233;ralement accord&#233;e &#224; leur statut, le choix de ne transf&#233;rer &#224; Mauthausen que les femmes class&#233;es NN ne rel&#232;ve en rien du hasard, tout comme leur internement dans un camp qui ne leur &#233;tait pas destin&#233;. Suite aux accords entre les autorit&#233;s allemandes et la Croix-Rouge internationale, les survivantes sont lib&#233;r&#233;es le 22 avril 1945, soit quelques jours avant la lib&#233;ration &#171; v&#233;ritable &#187; du camp de Mauthausen par les Am&#233;ricains le 5 mai 1945. Sur les 577 Fran&#231;aises pass&#233;es par le KL Mauthausen, au moins 99 ne reverront pas la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10-35' class='spip_note' rel='appendix' title='Ne figurent pas dans cette bibliographie les ouvrages mentionn&#233;s en notes de (...)' id='nh10-35'&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BUSSON Suzanne, &lt;i&gt;Dans les griffes nazies : Angers, Fresnes, Ravensbr&#252;ck, Mauthausen&lt;/i&gt;, Le Mans, Ed. Pierre Belon, 1946, 165 p&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FRANCOIS Andr&#233;e et Pierre, THIAM Suzette, &lt;i&gt;Andr&#233;e Fran&#231;ois et sa m&#232;re Victorine Fran&#231;ois (1881-Mauthausen 1945) : deux d&#233;port&#233;es r&#233;sistantes lorraines : de Joeuf &#224; Metz, Ravensbr&#252;ck, Mauthausen, Bergen-Belsen&lt;/i&gt;, Pont-&#224;-Mousson, Pierre Fran&#231;ois, 1990, 134 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAURICE Violette, &lt;i&gt;NN&lt;/i&gt;, Saint-Etienne, Encre Marine, 1991 (r&#233;&#233;d. La Versanne, coll. Encre Marine, 1995 et Les Belles Lettres, coll. Encre Marine, 2009), 89 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAURICE Violette, LARRIAGA Marielle, &lt;i&gt;Les voix de la m&#233;moire : &#233;chos des camps de concentration&lt;/i&gt;, Lyon, Ed. lyonnaises d'art et d'histoire, 2000, 143 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MIRANDE-THOMAS Ren&#233;e, &lt;i&gt;De Ravensbr&#252;ck &#224; Mauthausen&lt;/i&gt;, Lyon, Les &#233;ditions de la d&#233;fense, 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WILBORTS Suzanne, &lt;i&gt;Pour la France&lt;/i&gt;, Limoges, Lavauzelle, 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WISZNER Fernand, FAURE Jeanne, GORRAND Lucette, Buchenwald, Ravensbr&#252;ck, Mauthausen, &lt;i&gt;Bergen Belsen : de la Marne au Danube, 1943-1945&lt;/i&gt;, Chaumont, Le Pythagore Editions, 2001, 146 p.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb10-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-1' class='spip_note' title='Notes 10-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel FABR&#201;GUET, &lt;i&gt;Mauthausen, camp de concentration national-socialiste en Autriche rattach&#233;e (1938-1945)&lt;/i&gt;, Paris, Honor&#233; Champion, 1999, p. 134. Michel Fabr&#233;guet avance le chiffre de plus de 4 000, p. 135.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-2' class='spip_note' title='Notes 10-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dossiers de demande de mention &#171; mort pour la France &#187;, dossiers de demande de titre de d&#233;port&#233; politique ou r&#233;sistant qui contiennent entre autres des pi&#232;ces d'&#233;tat civil tels que des actes de naissance ou de d&#233;c&#232;s, ainsi que d'&#233;ventuels d&#233;crets de naturalisation permettant d'&#233;tablir avec certitude la nationalit&#233; de la grande majorit&#233; des Fran&#231;aises intern&#233;es &#224; Mauthausen. Ces dossiers sont conserv&#233;s au minist&#232;re des Anciens Combattants &#224; Caen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-3' class='spip_note' title='Notes 10-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ma 7/4 : registre original des femmes, Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, Minist&#232;re des Anciens Combattants, Caen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-4' class='spip_note' title='Notes 10-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En raison de la multiplicit&#233; des lieux d'internement par lesquels sont pass&#233;es certaines femmes, nous avons fait le choix de ne pas les int&#233;grer tous au sein des fiches. Ainsi le premier lieu de d&#233;portation mentionn&#233; ne correspond pas forc&#233;ment au premier lieu d'internement hors de France. Nous avons fait le choix de ne pas mentionner la prison de Saint-Gilles &#224; Bruxelles ou celle d'Aix-la-Chapelle par exemple lorsque celles-ci ne constituaient pas le seul lieu d'internement avant Ravensbr&#252;ck. Dans les cas o&#249; les renseignements &#233;taient parcellaires ou incertains, nous avons gard&#233; le premier lieu d'internement pour renseigner la fiche, privil&#233;giant les lieux de d&#233;tention pr&#233;ventive ou d'ex&#233;cution de peine par rapport aux lieux de transit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-5' class='spip_note' title='Notes 10-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour les pr&#233;cisions concernant la proc&#233;dure NN, le rattachement &#224; la proc&#233;dure de certaines femmes en Allemagne, ainsi que sur les diff&#233;rentes cat&#233;gories que regroupe ce sigle, voir la &#171; fiche &#233;v&#233;nement &#187; concernant cette cat&#233;gorie de d&#233;port&#233;s. Pr&#233;cisons &#233;galement que toutes les femmes arriv&#233;es de Ravensbr&#252;ck le 7 mars 1945 n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;port&#233;es sous le sigle NN. Certaines n'appartenant pas &#224; cette cat&#233;gorie se sont introduites &#224; l'insu des SS dans le &lt;i&gt;Block&lt;/i&gt; 32 peu avant le d&#233;part afin de ne pas quitter leurs compagnes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-6' class='spip_note' title='Notes 10-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les femmes condamn&#233;es par un tribunal militaire allemand en France transitent quant &#224; elles le plus souvent par les prisons de Karlsruhe et de Fribourg-en-Brisgau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-7' class='spip_note' title='Notes 10-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Milit&#228;rbefehlshaber in Belgien und Nordfrankreich&lt;/i&gt; : commandement militaire allemand pour la Belgique et le nord de la France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-8' class='spip_note' title='Notes 10-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous avons pu retrouver 66 femmes intern&#233;es &#224; Lubeck-Lauerhof. 56 sont transf&#233;r&#233;es &#224; la prison de Cottbus (38 le 4 avril 1944, 14 le 9 mai et 4 le 3 juin), six &#224; la prison de Jauer (trois le 28 mars 1944, une le 30 mars et deux le 9 mai 1944). Quatre enfin rejoignent d'autres lieux de d&#233;tention (LA 5638 &#224; 5653 : liste des Fran&#231;aises intern&#233;es au &lt;i&gt;Frauenzuchthaus&lt;/i&gt; de L&#252;beck-Lauerhof, DAVCC, Caen). Outre 55 femmes venant de L&#252;beck (nous n'avons pas retrouv&#233; la trace de Jos&#233;phine Muratore sur les listes de la prison de Cottbus), quinze autres, ressortissantes fran&#231;aises, ont &#233;t&#233; intern&#233;es &#224; Cottbus, venant notamment des prisons de Waldheim ou de Berlin (LA 19264 &#224; 19272, Liste des ressortissants Fran&#231;ais ayant &#233;t&#233; d&#233;tenus &#224; la prison &lt;i&gt;Zentralgef&#228;ngnis&lt;/i&gt; Cottbus, Bautzener Strasse 169, DAVCC, Caen). Ces 70 femmes sont transf&#233;r&#233;es &#224; Ravensbr&#252;ck en novembre 1944 et janvier 1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-9' class='spip_note' title='Notes 10-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce convoi, lire : Charlotte DELBO, &lt;i&gt;Le convoi du 24 janvier&lt;/i&gt;, Les Editions de Minuit, 1965.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-10' class='spip_note' title='Notes 10-10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Raisko ou Rajsko, &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; du KL Auschwitz.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-11' class='spip_note' title='Notes 10-11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;cit d'Anne-Marie Boumier contenu dans le dossier de demande de titre d'Anne Noury, DAVCC, Caen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-12' class='spip_note' title='Notes 10-12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gis&#232;le GUILLEMOT, &lt;i&gt;(Entre parenth&#232;ses), De Colombelles (Calvados) &#224; Mauthausen (Autriche), 1943-1945&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, coll. &#171; M&#233;moires du XX&#232;me si&#232;cle &#187;, 2001, p. 197.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-13'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-13' class='spip_note' title='Notes 10-13' rev='appendix'&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine CORMIER, &lt;i&gt;Une bordelaise martyre de la R&#233;sistance. Manon Cormier&lt;/i&gt;, Bordeaux, 1946, non pagin&#233;. Ce r&#233;cit d'une dizaine de pages a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; son retour de Mauthausen. Madeleine Cormier est d&#233;c&#233;d&#233;e le 25 mai 1945.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-14'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-14' class='spip_note' title='Notes 10-14' rev='appendix'&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gis&#232;le GUILLEMOT et Samuel HUMEZ, &lt;i&gt;R&#233;sistante, M&#233;moires d'une femme de la r&#233;sistance &#224; la d&#233;portation&lt;/i&gt;, Michel Lafon, pp. 166-167.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-15'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-15' class='spip_note' title='Notes 10-15' rev='appendix'&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gis&#232;le GUILLEMOT, &lt;i&gt;(Entre parenth&#232;ses), De Colombelles (Calvados) &#224; Mauthausen (Autriche), 1943-1945&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, coll. &#171; M&#233;moires du XX&#232;me si&#232;cle &#187;, 2001, p. 199.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-16'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-16' class='spip_note' title='Notes 10-16' rev='appendix'&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;moignage de Suzanne Burdin dans : AMICALE des DEPORTES de CLUNY, &lt;i&gt;&#171; Le pire c'est que c'&#233;tait vrai &#187;. Les t&#233;moins se souviennent, Cluny&lt;/i&gt;, JPM &#233;ditions, 2005, p. 206.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-17'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-17' class='spip_note' title='Notes 10-17' rev='appendix'&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &lt;i&gt;Toute une vie de r&#233;sistance&lt;/i&gt;, Boulogne-Billancourt, Ed. Pop'Com, 1998 (r&#233;&#233;d. 2002), p. 138.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-18'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-18' class='spip_note' title='Notes 10-18' rev='appendix'&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, pp 138-139.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-19'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-19' class='spip_note' title='Notes 10-19' rev='appendix'&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les femmes de 50 ans et plus sont surrepr&#233;sent&#233;es au sein de ce transfert : elles repr&#233;sentent 16% des Fran&#231;aises de Mauthausen et 34 % de celles envoy&#233;es &#224; Bergen-Belsen. Inversement, les femmes de moins de 40 ans, qui repr&#233;sentent 53 % du total, ne sont plus que 30% dans ce convoi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-20'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-20' class='spip_note' title='Notes 10-20' rev='appendix'&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre d'Andr&#233;e Fran&#231;ois du 04/08/1945 au mari de madame Roz&#233; contenue dans le dossier de demande de titre de Marie-Jeanne Roz&#233;, DAVCC, Caen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-21'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-21' class='spip_note' title='Notes 10-21' rev='appendix'&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce sont 692 femmes et enfants, toutes nationalit&#233;s confondues, qui partent ce jour-l&#224; pour Bergen-Belsen d'apr&#232;s le registre original des femmes. Leurs noms sont alors ray&#233;s du registre au crayon bleu avec appos&#233; le tampon &#171; &#252;berstellt &#187; signifiant qu'elles ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;es. Ma 7/4 (Registre original des femmes) et Ma 20 (femmes ayant s&#233;journ&#233; au camp de Mauthausen et parties le 17 mars 1945 pour Bergen Belsen), DAVCC, Caen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-22'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-22' class='spip_note' title='Notes 10-22' rev='appendix'&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La liste comprend 500 num&#233;ros de matricules mais certains apparaissent ray&#233;s (et parfois remplac&#233;s par un autre) ou suivi d'une croix indiquant le d&#233;c&#232;s, si bien que l'envoi &#224; Amstetten n'est certain que pour 495 femmes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-23'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-23' class='spip_note' title='Notes 10-23' rev='appendix'&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nos remerciements &#224; Andreas Baumgartner pour nous avoir fourni la liste compl&#232;te du transfert des femmes &#224; Amstetten. Il publie la premi&#232;re page de la liste de ce &lt;i&gt;Kommando&lt;/i&gt; dans son ouvrage sur les femmes &#224; Mauthausen : &lt;i&gt;Die vergessenen Frauen von Mauthausen. Die weiblichen H&#228;ftlinge des Konzentrationslagers Mauthausen und ihre Geschichte&lt;/i&gt;, Edition Mauthausen, Wien, 2006, 232 p. On consultera plus particuli&#232;rement les pages 166 &#224; 171 concernant Amstetten.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-24'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-24' class='spip_note' title='Notes 10-24' rev='appendix'&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART de LAUWE, &#171; Les femmes &#224; Mauthausen &#187;, in &lt;i&gt;Mauthausen, de la m&#233;moire &#224; la conscience europ&#233;enne&lt;/i&gt;, Actes du symposium europ&#233;en Mauthausen-Linz des 29, 30 et 31 octobre 2000 organis&#233; par l'Amicale de Mauthausen, dir. Caroline Ulmann, Paris, Amicale de Mauthausen, coll. &#171; Cahiers de Mauthausen &#187;, 2002, p. 49.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-25'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-25' class='spip_note' title='Notes 10-25' rev='appendix'&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gis&#232;le GUILLEMOT, &lt;i&gt;(Entre parenth&#232;ses), op. cit.&lt;/i&gt;, p. 211&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-26'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-26' class='spip_note' title='Notes 10-26' rev='appendix'&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &#171; Les Femmes &#224; Mauthausen &#187;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 49&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-27'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-27' class='spip_note' title='Notes 10-27' rev='appendix'&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le registre original fait en r&#233;alit&#233; &#233;tat de 34 d&#233;c&#232;s lors de ce bombardement mais une erreur a pu &#234;tre trouv&#233;e puisque la Fran&#231;aise Marie Vandewalle mentionn&#233;e d&#233;c&#233;d&#233;e est rentr&#233;e de d&#233;portation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-28'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-28' class='spip_note' title='Notes 10-28' rev='appendix'&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel FABR&#201;GUET, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 184.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-29'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-29' class='spip_note' title='Notes 10-29' rev='appendix'&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Anne-Marie Boumier, Ren&#233;e Hogge (infirmi&#232;re de profession), Huguette Escudi&#233;, Alice Simmonet et Marie-Louise Streisguth (m&#233;decin de profession).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-30'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-30' class='spip_note' title='Notes 10-30' rev='appendix'&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &lt;i&gt;Toute une vie de r&#233;sistance, op. cit.&lt;/i&gt;, p. 147.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-31'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-31' class='spip_note' title='Notes 10-31' rev='appendix'&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marie-Jos&#233; CHOMBART DE LAUWE, &#171; Les Femmes &#224; Mauthausen &#187;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 50.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-32'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-32' class='spip_note' title='Notes 10-32' rev='appendix'&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la &#171; fiche &#233;v&#233;nement &#187; concernant les lib&#233;rations anticip&#233;es par la Croix-Rouge.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-33'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-33' class='spip_note' title='Notes 10-33' rev='appendix'&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La situation de trois femmes nous est inconnue. Elles ne sont pas mentionn&#233;es comme transf&#233;r&#233;es &#224; Bergen-Belsen ou d&#233;c&#233;d&#233;es &#224; Mauthausen ou Amstetten et sont donc probablement &#224; ajouter aux femmes rapatri&#233;es par la Croix-Rouge internationale, sans qu'il soit possible de savoir si elles ont surv&#233;cu jusqu'au rapatriement en France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-34'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-34' class='spip_note' title='Notes 10-34' rev='appendix'&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mauthausen accueille notamment des &#233;vacu&#233;s d'Auschwitz en janvier et f&#233;vrier 1945 (voir la &#171; fiche &#233;v&#232;nement concernant ces d&#233;tenus), mais &#233;galement des camps de Sachsenhausen et de Gross-Rosen en f&#233;vrier pour ne citer que les principaux transferts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10-35'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10-35' class='spip_note' title='Notes 10-35' rev='appendix'&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ne figurent pas dans cette bibliographie les ouvrages mentionn&#233;s en notes de bas de pages ainsi que ceux ayant trait plus particuli&#232;rement &#224; la d&#233;portation Nacht und Nebel. Ces derniers sont regroup&#233;s sur la &#171; fiche &#233;v&#233;nement &#187; concernant cette cat&#233;gorie de d&#233;port&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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